La nécessité de l'union des gauches
extrait de la Contribution thématique - La fracture PS / ouvriers - présentée par Yves CARROY (CN BF CR CM 63), Bastien LACHAUD (92), Laurent MAFFEÏS (BF 92), Raquel GARRIDO (bureau CNE 75)
Gramsci nous enseignait déjà que les travailleurs ne pouvant se permettre des divisions, ils ne doivent avoir qu’un seul parti. Cela renvoie à la nécessité de l’union des gauches qui n’est plus aussi largement reconnue que dans le passé dans notre parti.
Le programme commun de gouvernement de 1972, qui entérine l’union de la gauche, constituait une référence idéologique de poids. Il a été rédigé en partie en entreprise, par les travailleurs, ce qui influence évidemment son contenu. Ces premières stratégies de rassemblement depuis le Front populaire furent payantes si l’on considère qu’elles ont dominé la gauche durant toutes les années 1970 et continué à faire sentir leur influence après la victoire de 1981. Ces événements ancrèrent dans l’esprit des socialistes le fait que la reconquête du pouvoir était impossible sans le rassemblement de la gauche. Nos camarades du PCF participant à cette Union, des pans entiers du groupe ouvrier pouvaient s’y reconnaître.
La gauche plurielle de 1997 n’est ainsi qu’une lointaine parente de l’union de la gauche ; elle s’est faite en l’absence de toute base théorique commune et de programme, et n’a pas permis le regroupement de la gauche le 21 avril 2002. Aujourd’hui, en l’absence d’une union des gauches sans exclusive, il apparaît chimérique de réconcilier durablement le PS et l’ensemble de la gauche avec les ouvriers.
La REPUBLIQUE SOCIALE un outil et un projet pour
l'UNION des GAUCHES