Transports : Pour une gauche en action ! 2/2
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2. Les collectivités socialistes n’attendent plus l’État
Lors de la présentation du plan Banlieue, le Président de la République, a annoncé le déblocage de 500 millions d’euros sur 5 ans dédiés au financement de transport en commun dans les quartiers populaires. Ce chiffre est à comparer aux 600 millions d’euros d’investissements dans les transports collectifs votés par la Région Ile-de-France pour la seule année 2008.
Le chiffre de 500 millions d’euros sur 5 ans pour toute la France équivaut quasiment à lui seul au montant de ce qu’aurait dû payer le gouvernement pour respecter ses engagements pour les transports pour la seule région Ile-de-France !
ET pour ne prendre que deux exemples, celui du tramway Saint-Denis-Epinay-Villetaneuse, l’Etat n’a pas assuré sa part de financement, pourtant « inscrite noir sur blanc » dans le contrat de plan Etat/Région 2000-2006, contraignant la Région Ile de France à accepter de financer près de 80% du projet, pour ne plus le retarder Le cynisme est ici à son faire du désenclavement des quartiers populaires comble : le Président de la République annonce une priorité, … mais l’État ne prend que 2% du financement du projet à sa charge ! Et l’exemple du Mans où l’Etat a supprimé près de 40 millions pour le tramway qui ont été compensés par la région Pays-de-la-Loire…
Pour le Parti socialiste, l’amélioration de la prise en compte de l’environnement dans le domaine des transports de voyageurs passe par la promotion d’une mobilité durable, notamment en favorisant le report modal de la voiture particulière vers des modes plus respectueux de l’environnement au premier rang desquels se situent les transports collectifs, mais aussi les circulations douces dans un cadre adapté (vélo, marche à pied…).
C’est pourquoi les municipalités dirigées par les socialistes ont été pilotes en matière de développement de modes de transports propres, publics et alternatifs, avec par exemple la mise à disposition de vélos en libre-service. Initié en mai 1997 par la municipalité de La Rochelle, ce concept a été notamment repris et développé par les villes de Rennes, Lyon et Paris, c’est-à-dire quasiment exclusivement des communes à majorité socialistes.
Mais un tel effort ne saurait se faire dans la durée sans les ressources financières nécessaires et il sera impératif de trouver de nouvelles sources de financement pour mettre en œuvre partout et pour tous, une véritable politique de transports durables.
Le Parti socialiste, qui a suivi de près les débats organisés par le gouvernement dans le cadre du "Grenelle de l'Environnement", déplore que derrière les annonces, les actes sont en contradiction totale avec les intentions affichées.
Pour le Parti socialiste le compte n’y est pas ! Selon le GART (Groupement des Autorités Responsables des Transports) qui réunit des collectivités de gauche et de droite, il faudrait investir 45 Milliards d’euros dans les 15 années à venir en France, dont plus 25 Milliards pour la seule Ile-de-France, pour répondre aux attentes du Grenelle de l’Environnement.
Pour bâtir les communes et les départements du 21ème siècle, les élus socialistes et
républicains s’engagent à :
- « développer les transports en commun en « site propre » afin de désenclaver nos villes, nos quartiers et nos territoires en respectant l’environnement » ;
- « intégrer notre démarche environnementale dans les choix d’investissements qui concourent à la dynamique de nos territoires, en développant des transports propres».
- favoriser les circulations douces dans un cadre adapté ;
- trouver de nouvelles sources de financement, équitables et fonction des coûts sociaux environnementaux des différents modes ;
- privilégier systématiquement la satisfaction raisonnée des besoins de mobilité plutôt qu'une politique de l'offre consistant principalement à mettre toujours plus de voitures et de camion sur plus de routes.