Intervention de MG BUFFET au CN du PCF 1/2

Publié le par MGB

PRS 67 est composée de militantes et militantes de gauche avec l'objectif, chacun où il se trouve d'oeuvrer à l'union des gauches sans exclusive sur des bases sociales et républicaines. Au PS mais aussi au PC.....voici donc une reproduction du discours de Marie-Georges BUFFET, secrétaire national du PCF lors du conseil national des 15 et 16 décembre

Nous avons un réel débat avec, pourquoi le nier, des aspects contradictoires et des opinions différentes émises par les camarades dans les assemblées. Ce débat est serein et il faut le prendre dans sa globalité.
Les camarades cherchent comment avancer. Avant hier dans une fédération où l'assemblée départementale avait plutôt penché pour le  retrait de ma candidature, nous avons tenu un beau meeting, tout le monde s'est écouté et ,je le crois ,le parti , les hommes et les femmes des collectifs en sont sortis  rassemblés. Dans d’autres assemblées, en plus grand nombre, il a été demandé de poursuivre sur notre proposition.
Soyons attentifs à tout ce qui se dit et construisons du tous ensemble, dans le parti et dans les collectifs  à partir de cela.

Nous les communistes,nous nous sommes fixé un énorme défi en 2002 en tirant les enseignements de l'échec de la gauche plurielle et, en son sein l'échec du PCF , nous nous sommes donnés une nouvelle ambition, je l’ai familièrement appelé, à l'époque, « révolutionner la gauche ».
Et sans cesse depuis, nous avons cherché à ouvrir cette nouvelle voie à gauche afin qu’elle puisse enfin répondre aux attentes populaires et concevoir autrement la politique et l'exercice du pouvoir et ainsi battre durablement la droite et l’extrême droite.

Nous l'avons fait parce que nous pensions que chaque recul, chaque échec de la gauche ouvrait les vannes à une droite, une extrême droite toujours plus violentes contre les droits sociaux et démocratiques. Nous l’avons fait parce que nous pensions, et je le pense toujours aujourd’hui que la solution ne peut être ni dans le social libéralisme, que certains affichent maintenant clairement comme le centre-gauche, ni dans un repli contestataire ou un cartel de la petite gauche, inapte à changer la vie quotidienne alors que cela est urgent. 
Nous avons entamé ce combat au moment où les tenants de l’ordre établi enracinaient le bipartisme dans le pays, avec son cortège d'alternances successives, de désespérances, de souffrances sociales et démocratiques pour le monde du travail.


Cette ambition de changer la donne à gauche est-elle erronée, dépassée ?. Pour ma part, je vous le dit, c’est ma conviction, toute autre  voie nous mènerait et mènerait les hommes et les femmes de ce pays dans un mur. Celui du renoncement  face aux logiques libérales ou celui du renoncement au pouvoir, à changer la vie.

Ce combat nous a fait parcourir un beau chemin. 2004, 2005, 2006. nous avons contribué à ce que les hommes et les femmes de gauche, déçus par la gauche plurielle ne se replient pas dans la « petite gauche ». Nous avons affirmé le fait que la question est bien de travailler avec tous les hommes et femmes de gauche,toutes les forces de gauche qui le souhaitent  pour une nouvelle majorité qui rompe enfin avec toutes ces politiques libérales. Puis nous avons apporté énormément  dans la construction du programme des collectifs unitaires. Ce que nous avons fait en 2006 dans le rassemblement, nous l'avions déjà fait lors de la campagne du référendum : l’ouverture de notre temps d’antenne , l’action pour des estrades rassemblées sans à priori, celle pour développer le NON de gauche... En 2005 comme en  2006, nous portions avec beaucoup d’autres la gagne. L’enjeu, les contenus , l’espoir étaient là, nous avons gagné.......
Publicité

Publié dans L'après 29 mai

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article