Résistance à Ségolène
Article paru dans les Dernères Nouvelles d'Alsace du 18 décembre 2006
Non, tous les socialistes ne se sont pas rangés derrière Ségolène Royal après sa désignation comme candidate à la présidentielle. Ils sont un certain nombre dans le Bas-Rhin, regroupés dans PRS (Pour la République sociale), à ne pas vouloir se résigner à « l'ordre juste social et libéral ». La désignation, non contestée, de Mme Royal, « c'est l'heure de tous les dangers pour la gauche », selon Jean-Charles Vescovo et Bruno Freyermuth, animateurs de PRS.
« Nous devons poser des actes de résistance. La reddition sans délai ni combat ne peut qu'aggraver les choses en encourageant les vainqueurs d'hier à poursuivre la mutation brutale du PS », écrivent-ils. PRS appelle les socialistes à participer au sein des collectifs de la gauche antilibérale au renouvellement des objectifs de la gauche. Vescovo et Freyermuth soutiennent sans réserve la proposition de René Revol, socialiste et membre de PRS, de désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat de la gauche antilibérale et républicaine à la présidentielle.
Les deux « résistants » signent tous leurs textes par une phrase de Jean Jaurès : « Le courage, c'est de rechercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas en faire écho ». On imagine qui, à leurs yeux, incarne ce « mensonge qui passe »...
N.B. : info en ligne sur le site de PRS 67 depuis le 10 décembre
Les deux « résistants » signent tous leurs textes par une phrase de Jean Jaurès : « Le courage, c'est de rechercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas en faire écho ». On imagine qui, à leurs yeux, incarne ce « mensonge qui passe »...
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