Intervention de MG BUFFET au CN du PCF 2/2
.....
Avec tout ce chemin parcouru, les militants et militantes communistes sont aujourd'hui reconnus par beaucoup d'hommes et de femmes à gauche comme étant utiles, indispensables à la construction du rassemblement, à son ambition et à son contenu programmatique, il n'y aurait aucun sens à passer tous ces acquis par pertes et profits. Ce sont au contraire des atouts pour demain.
Mais cette reconnaissance ne peut être unilatérale. Nous avons été de cette construction, d’autres l’ont été, respectons les.
Des hommes et des femmes engagés dans les collectifs du non, en 2005,dans toutes les luttes contre la droite, puis dans les collectifs unitaires, militants socialistes,communistes, écologistes,républicains de gauche, alternatifs, associatifs et syndicaux, ils et elles auraient aussi pu rester au chaud, dans leurs organisations. Ils ont fait le choix ide se retrouver pour construire une autre majorité à gauche.
Vraiment eux, elles et nous, nous et elles et eux, ensemble, nous avons construit du neuf. Personne ne peut effacer cela, il faut continuer à bâtir, même si cela est difficile.
Très vite, une dynamique s’est levée, de grands meetings en ont témoignés, mais aussi des obstacles et des difficultés. D'abord parce que toutes celles et tous ceux qui étaient avec nous en 2005 dans la campagne du référendum ne se sont pas joints à notre mouvement ; une partie du non socialiste puis la LCR avec sa décision de partir seule ou encore le retrait de José Bové. Tout cela a découragé de nombreux hommes et femmes, qui y ont vu un rétrécissement de la dynamique de 2005.
Nous nous sommes heurtés ensuite au problème de la désignation du candidat et du double consensus pour le choisir. Double consensus qui s’est trouvé infaisable et qui a surtout abouti à opposer au choix démocratique des hommes et des femmes de collectifs la position d’ organisations politiques.
Mais les difficultés ne sont pas qu'à l'intérieur du rassemblement que nous voulons construire. Ne restons pas dans une bulle. Nous le constatons tous et toutes.
Il y a à la fois une politisation profonde de notre peuple. Dans toutes mes rencontres, les femmes et les hommes s'interrogent sur les solutions à apporter aux grands problèmes de la société, s'interrogent sur ce qui est possible, se tournent vers un débat d'avenir... Il y a des espoirs qui grandissent mais ces exigences ne se traduisent pas, pour l'instant, sur le plan politique. Pour eux, pour elles le paysage politique est résumé, je l'ai constaté à nouveau hier dans une rencontre avec des femmes, à Ségolène Royal, Sarkozy, le Pen, et disent-elles, rien de cela ne répond à nos attentes. Pour l'instant, elles ne voient rien d'autre dans le paysage politique. J'étais avec elles , comme d’habitude nous débattions ensemble des solutions à toutes les difficultés qu’elles rencontrent. Nous avons discuté de la loi cadre contre les violences faites aux femmes mais l’espoir politique n’était pas présent.
Ces femmes iront-elles vers le moindre mal ? Je ne sais pas. Justement parce qu'existent ces espoirs ces colères, ces exigences,cette politisation… Mais pour l’instant le rassemblement antilibéral ne leur apparaît pas concrètement .Il y a donc urgence à entrer en campagne. On ne peut plus tergiverser.
Comment faire ?Je crois qu'il faut être du processus de rassemblement. D'abord parce que j'entends ce que disent les camarades. J'entends ce qui se dit dans les collectifs : il n'y a pas un retournement de l'opinion qui dirait c'est terminé, c’est fini. J'entends au contraire qu’il y a une envie de poursuivre chez beaucoup . Moi aussi j'ai envie de continuer ! Ce n’est pas parce qu’il y a blocage au sommet que l'on doit se retirer ! Nous voulons continuer. Je crois que c'est le message qu'il faut faire parvenir, à. tous ces hommes et ces femmes avec qui l'on travaille :nous voulons continuer.
Vouloir continuer exige-t-il que je me retire, ce qui, je le dis tranquillement, ne serait pas pour moi un problème si cela permettait la réussite réelle du rassemblement et favorisait l’engagement des communistes. Est-ce que l'on doit construire cette autre candidature communiste ? Ou peut-on être dans ce processus, continuer à construire ce rassemblement, tout en maintenant cette proposition de candidature ?
Mon opinion est que retirer cette candidature serait source de nouvelles désillusions alors que pour l’instant aucune solution n’est vraiment aboutie permettant de faire ce fameux consensus et de partir dans une campagne offensive et ambitieuse.
Il a été dit aux collectifs de prendre la parole. Ils ont pris la parole. Nous avons dit respect de la démocratie et de la parole des collectifs. Si une autre candidature vient, elle ne peut se négocier en dehors d’eux, entre organisations !
Alors comment poursuivre dans le processus ?
Nous avons proposé, dimanche 10 décembre à Saint Ouen, que les collectifs, faisons en sorte qu'ils donnent de nouveau leur opinion. Ils l’ont fait cette semaine et ils confirment pour beaucoup à ma connaissance leur choix précédent.
Lundi, il y a une nouvelle réunion des organisations politiques.
Je vous propose, si le CN en est d'accord, que l'on réaffirme lundi notre proposition ainsi que mardi au collectif national, et que mercredi, les communistes se prononcent. Et je veux que les communistes se prononcent clairement : chercher à créer les conditions d'un rassemblement autour de la proposition majoritaire dans les collectifs, ou retrait de ma candidature.
Ensuite, ayons une expression très forte jeudi et vendredi en direction des hommes et des femmes de gauche pour dire qu'à partir de la légitimité démocratique des collectifs, nous les militants et militantes des collectifs souhaitons avec tous ceux et toutes celles qui veulent que le rassemblement antilibéral aille au bout, entrer en campagne pour répondre aux attentes populaires. Il y a urgence parce que si nous continuons à être absent du paysage politique, c'est fini non pas pour le PCF, mais c'est fini pour l’autre voie à gauche.
Partons et travaillons pour que amplifier le rassemblement de jour en jour, de semaine en semaine.
Nous pourrions proposer un autre rendez vous pour franchir une nouvelle étape dans la campagne le 5 janvier 2007.
Si l'on veut lever de nouveau des espoirs et faire en sorte que ce rassemblement ait une chance de gagner, partons en campagne à partir des choix des collectifs qui se sont réaffirmés ces jours derniers, partons en campagne avec le programme élaboré avec pour objectif « une nouvelle majorité à gauche »..
C'est mon avis . Mais la discussion est à vous, elle est ouverte. Emparez-vous en et prenons notre choix en toute conscience à la fin de cette séance et surtout mercredi lors du vote des communistes..
Mais cette reconnaissance ne peut être unilatérale. Nous avons été de cette construction, d’autres l’ont été, respectons les.
Des hommes et des femmes engagés dans les collectifs du non, en 2005,dans toutes les luttes contre la droite, puis dans les collectifs unitaires, militants socialistes,communistes, écologistes,républicains de gauche, alternatifs, associatifs et syndicaux, ils et elles auraient aussi pu rester au chaud, dans leurs organisations. Ils ont fait le choix ide se retrouver pour construire une autre majorité à gauche.
Vraiment eux, elles et nous, nous et elles et eux, ensemble, nous avons construit du neuf. Personne ne peut effacer cela, il faut continuer à bâtir, même si cela est difficile.
Très vite, une dynamique s’est levée, de grands meetings en ont témoignés, mais aussi des obstacles et des difficultés. D'abord parce que toutes celles et tous ceux qui étaient avec nous en 2005 dans la campagne du référendum ne se sont pas joints à notre mouvement ; une partie du non socialiste puis la LCR avec sa décision de partir seule ou encore le retrait de José Bové. Tout cela a découragé de nombreux hommes et femmes, qui y ont vu un rétrécissement de la dynamique de 2005.
Nous nous sommes heurtés ensuite au problème de la désignation du candidat et du double consensus pour le choisir. Double consensus qui s’est trouvé infaisable et qui a surtout abouti à opposer au choix démocratique des hommes et des femmes de collectifs la position d’ organisations politiques.
Mais les difficultés ne sont pas qu'à l'intérieur du rassemblement que nous voulons construire. Ne restons pas dans une bulle. Nous le constatons tous et toutes.
Il y a à la fois une politisation profonde de notre peuple. Dans toutes mes rencontres, les femmes et les hommes s'interrogent sur les solutions à apporter aux grands problèmes de la société, s'interrogent sur ce qui est possible, se tournent vers un débat d'avenir... Il y a des espoirs qui grandissent mais ces exigences ne se traduisent pas, pour l'instant, sur le plan politique. Pour eux, pour elles le paysage politique est résumé, je l'ai constaté à nouveau hier dans une rencontre avec des femmes, à Ségolène Royal, Sarkozy, le Pen, et disent-elles, rien de cela ne répond à nos attentes. Pour l'instant, elles ne voient rien d'autre dans le paysage politique. J'étais avec elles , comme d’habitude nous débattions ensemble des solutions à toutes les difficultés qu’elles rencontrent. Nous avons discuté de la loi cadre contre les violences faites aux femmes mais l’espoir politique n’était pas présent.
Ces femmes iront-elles vers le moindre mal ? Je ne sais pas. Justement parce qu'existent ces espoirs ces colères, ces exigences,cette politisation… Mais pour l’instant le rassemblement antilibéral ne leur apparaît pas concrètement .Il y a donc urgence à entrer en campagne. On ne peut plus tergiverser.
Comment faire ?Je crois qu'il faut être du processus de rassemblement. D'abord parce que j'entends ce que disent les camarades. J'entends ce qui se dit dans les collectifs : il n'y a pas un retournement de l'opinion qui dirait c'est terminé, c’est fini. J'entends au contraire qu’il y a une envie de poursuivre chez beaucoup . Moi aussi j'ai envie de continuer ! Ce n’est pas parce qu’il y a blocage au sommet que l'on doit se retirer ! Nous voulons continuer. Je crois que c'est le message qu'il faut faire parvenir, à. tous ces hommes et ces femmes avec qui l'on travaille :nous voulons continuer.
Vouloir continuer exige-t-il que je me retire, ce qui, je le dis tranquillement, ne serait pas pour moi un problème si cela permettait la réussite réelle du rassemblement et favorisait l’engagement des communistes. Est-ce que l'on doit construire cette autre candidature communiste ? Ou peut-on être dans ce processus, continuer à construire ce rassemblement, tout en maintenant cette proposition de candidature ?
Mon opinion est que retirer cette candidature serait source de nouvelles désillusions alors que pour l’instant aucune solution n’est vraiment aboutie permettant de faire ce fameux consensus et de partir dans une campagne offensive et ambitieuse.
Il a été dit aux collectifs de prendre la parole. Ils ont pris la parole. Nous avons dit respect de la démocratie et de la parole des collectifs. Si une autre candidature vient, elle ne peut se négocier en dehors d’eux, entre organisations !
Alors comment poursuivre dans le processus ?
Nous avons proposé, dimanche 10 décembre à Saint Ouen, que les collectifs, faisons en sorte qu'ils donnent de nouveau leur opinion. Ils l’ont fait cette semaine et ils confirment pour beaucoup à ma connaissance leur choix précédent.
Lundi, il y a une nouvelle réunion des organisations politiques.
Je vous propose, si le CN en est d'accord, que l'on réaffirme lundi notre proposition ainsi que mardi au collectif national, et que mercredi, les communistes se prononcent. Et je veux que les communistes se prononcent clairement : chercher à créer les conditions d'un rassemblement autour de la proposition majoritaire dans les collectifs, ou retrait de ma candidature.
Ensuite, ayons une expression très forte jeudi et vendredi en direction des hommes et des femmes de gauche pour dire qu'à partir de la légitimité démocratique des collectifs, nous les militants et militantes des collectifs souhaitons avec tous ceux et toutes celles qui veulent que le rassemblement antilibéral aille au bout, entrer en campagne pour répondre aux attentes populaires. Il y a urgence parce que si nous continuons à être absent du paysage politique, c'est fini non pas pour le PCF, mais c'est fini pour l’autre voie à gauche.
Partons et travaillons pour que amplifier le rassemblement de jour en jour, de semaine en semaine.
Nous pourrions proposer un autre rendez vous pour franchir une nouvelle étape dans la campagne le 5 janvier 2007.
Si l'on veut lever de nouveau des espoirs et faire en sorte que ce rassemblement ait une chance de gagner, partons en campagne à partir des choix des collectifs qui se sont réaffirmés ces jours derniers, partons en campagne avec le programme élaboré avec pour objectif « une nouvelle majorité à gauche »..
C'est mon avis . Mais la discussion est à vous, elle est ouverte. Emparez-vous en et prenons notre choix en toute conscience à la fin de cette séance et surtout mercredi lors du vote des communistes..
Publicité