DU SOCIAL AU NATIONAL

Publié le par TU

C’est dans le gouffre ouvert entre les travailleurs et la social-démocratie européenne que s’épanouissent les nationalismes et les ethnicismes dans toute l’Europe. Presque partout, leur progression est à mettre au débit des dérives de la social-démocratie. Dernière illustration particulièrement alarmante : la résurgence d’un parti d’extrême-droite en Allemagne, au moment où la social-démocratie allemande convertie au social-libéralisme de Schröder subit des déroutes électorales sans précédent. Ce qui a été appelé le social-libéralisme s’est donc avéré être le meilleur fourrier de ses pires adversaires. Il doit être combattu ouvertement en France et en Europe. Tourner la page de cette orientation suicidaire est une nécessité que rien ne doit nous empêcher d’affronter.

En fait, dans tous les pays où l’action et l’existence d’un Etat central acteur et stratège a été historiquement le levier essentiel du développement, la crise sociale provoquée par les dévastations néolibérales devient mécaniquement une crise nationale. En dénonçant un prétendu nationalisme des anti-libéraux et des républicains, les élites de la social bobocratie ont montré l’étendue de leur acculturation.

Pour nous, la ligne d’action social républicaine ouvre à l’inverse un horizon de dépassement positif à l’impuissance de l’Etat Nation actuel en lui proposant de construire un espace démocratique élargi à l’échelle des nouveaux ensemble politiques régionaux. Là où un intérêt général peut être défini par la souveraineté populaire, il existe un chemin pacifique pour l’élargissement des conquêtes sociales et politiques que le nationalisme croit seulement possible dans ses frontières.

extrait de la contribution "TRAIT d'UNION" -congrès PS Le Mans 2005 - l'intégralité de cette contribution sur : http://www.le-trait-dunion.org

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