La République et l'ECOLE partie 2
L'école, comme lieu d'apprentissage et de construction des savoirs est aussi un lieu où l'enfant se construit psychologiquement et socialement. En ce sens, l'institution scolaire a une responsabilité fondamentale dans l'appropriation progressive par le futur adulte citoyen, des valeurs et du projet de société collectivement partagé - la REPUBLIQUE - , y compris si c'est de manière conflictuelle.
L’école n'est la propriété d'aucun pouvoir politique. Réaffirmer l'opposition à toute philosophie officielle, à tout endoctrinement, proposer que tous les courants de pensée - à l'exception de ceux , interdits par la loi, faisant l'apologie du racisme, de la xénophobie ou du révisionnisme historique - aient effectivement droit de cité dans notre enseignement sont des propositions de PRS . L'école doit être un lieu de communication, d'échange et de discussion libre, où l’on apprend à forger son point de vue à partir de la confrontation individuelle et collective à une pluralité de références théoriques, d'informations vérifiées, de faits scientifiquement établis et du débat contradictoire.
Aujourd'hui, 80% des manuels dont disposent les élèves sont édités par deux groupes: l'un dirigé par Mr Lagardère, l'autre par le baron Seillières. Ne doit on pas s'inquiéter que de tels groupes puissent maîtriser la quasi totalité des contenus d'enseignement diffusés par les livres scolaires? Il faut libérer l'édition des manuels de l'emprise des concentrations éditoriales et des logiques de marché.
Ce que "PRS" propose s'inscrit dans la droite ligne républicaine et sociale d'une laïcité comprise de façon positive, retrouvant un grand souffle populaire et humaniste. Peut-on dire aujourd'hui par exemple qu'il y a pluralisme réel si la culture économique dominante, l'idéologie patronale, qui s'étalent dans toute la documentation disponible ne sont jamais confrontées avec d'autres point de vue?
Jean-Charles VESCOVO - PRS 67