Résolution politique du CN de PRS partie 2/2
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La gauche en réinvention
● Le paysage politique à gauche pour la présidentielle achève de se fixer. Nous avons vécu l’épilogue de la démarche engagée par de nombreux militants et organisations pour constituer un rassemblement antilibéral de gauche et présenter des candidatures communes aux élections de 2007.
L’objectif des initiateurs n’a pas été atteint. Il s’est en effet révélé impossible de trouver un consensus sur un nom permettant le rassemblement de toutes les composantes. Faute de s’élargir, la démarche s’est régulièrement rétrécie. Il y a d’abord eu le refus de la majorité de la LCR qui a préféré présenter en solitaire Olivier Besancenot, puis le retrait de José Bové. Même moins nombreuses, les composantes n’ont pu s’accorder sur un candidat commun. Dans ces conditions, après avoir échoué à convaincre ses partenaires de soutenir la candidature de Marie-George Buffet, le Parti communiste a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités » et présenterait sa secrétaire nationale à l’élection présidentielle. Depuis,
à Montreuil la candidature de José Bové a été relancée.
Pour les militants de PRS qui ont défendu la nécessité de cette « union dans l’union », cet échec est bien sûr une lourde déception. La dynamique d’union de l’autre gauche manquera à l’ensemble de la gauche.
Elle n’était sans doute pas mûre pour offrir un choix véritable au pays, transcendant ses identités particulières dans une construction politique nouvelle. Il y avait trop de désaccords stratégiques en son sein avec des visions contradictoires sur les voies de la recomposition à gauche. Faute d’avoir clarifié ces questions, le débat sur le nom du candidat n’a pu aboutir à un consensus, chacun défendant celui dont il se sentait historiquement ou idéologiquement le plus proche.
● Pour autant nous savons qu’au lendemain des chocs du 21 avril et du 29 mai, la recomposition politique de la gauche est inéluctable. D’une certaine façon, elle est même engagée. Le choix de la candidate socialiste est analysé comme un rejet de l’ancienne structure du Parti socialiste. Déjà, le Bureau national du PS ouvre désormais ses réunions à des représentants du PRG et du MRC. Le futur statut de Désirs d’Avenir, association politique animée par une candidate à l’élection présidentielle, fait l’objet de nombreuses conjectures. La direction du PCF annonce des initiatives pour les législatives.
Quant aux Verts, après avoir débattu d’un rapprochement avec Nicolas Hulot, ils n’ont pas encore finalisé d’accord politique et électoral avec le PS. La LCR s’est divisée sur la stratégie unitaire au moment où elle a choisi de s’en émanciper. Mais elle n’a toujours pas recueilli les 500 signatures pour présenter Olivier Besancenot. A gauche tout bouge.
Le processus par lequel les forces politiques se réorganisent pour exprimer la réalité des rapports de force sociaux est long et complexe. Il affronte ses propres inerties. PRS pense que l’émergence d’une force politique nouvelle est indispensable pour que puisse se construire un débouché solide à l’aspiration antilibérale majoritaire dans le pays et prendre à bras le corps l’état d’urgence sociale et politique. La construction de cette force politique nouvelle doit se faire en tirant la leçon du double échec du communisme d’Etat (stalinisme) et de la social-démocratie. Elle doit aussi intégrer l’expérience et la dimension pertinente des luttes civiques et alter mondialistes.
● Dans cet objectif, PRS refuse toute logique de règlement de comptes après l’échec du rassemblement antilibéral. Elle ne pourrait rien produire d’autres que d’inutiles blessures retardant ou compromettant cet objectif. Dans la présidentielle de 2007, chaque candidature issue des composantes de ce rassemblement est légitime. Mais aucune d’elles ne peut prétendre être une candidature commune des antilibéraux. Cette mise en commun reste l’objectif dans la réinvention de la gauche désormais indispensable.
Forte de l’expérience accumulée dans la bataille au côté de l’autre gauche pour que se réalise son unité, l’association connaît la part spécifique qu’elle doit prendre dans la réinvention globale de la gauche.
Nous avons bien compris que le « trait d’union » à gauche ne peut se limiter à un nom sur un bulletin de vote ou à un accord électoral. Nous savons qu’il dépend aussi de la production d’une culture commune.
Ses éléments fondamentaux sont déjà repérables aujourd’hui dans les principes républicains. Faire rayonner ces principes, accroître leur compréhension, diffuser leurs objectifs c’est donc participer d’une façon particulièrement engagée à la recomposition de la gauche. Nous réaffirmons donc notre objectif de parvenir à bâtir dans la gauche une « convergence des républicains de gauche ». D’ailleurs ceux-ci sont présents dans les principales organisations de gauche, à tous les niveaux. Ils ont dès lors un rôle clé dans l’élaboration et la diffusion de cette culture commune, ferment indispensable de son union.
L’action d’abord
Pour aborder efficacement cette étape nouvelle, il faut le faire dans la mobilisation pour réaliser le programme minimum de la présidentielle : battre la droite pour ouvrir la voie à une alternative.
● Au premier tour de l’élection présidentielle, PRS ne présente et ne soutient pas de candidat. Il aurait pu en être autrement si un rassemblement s’était opéré. Aujourd’hui chaque force politique à son candidat. Dès lors, conformément à sa déclaration de principes, ses militants, venus de tous les horizons de la gauche, voteront selon leur conscience et leurs engagements personnels. Au cours de nos débats, plusieurs intervenants ont indiqué qu’ils s’apprêtaient à faire campagne ou à voter pour tel ou tel candidat. Tout l’arc de force de la gauche est représenté dans ces déclarations. Les noms de Ségolène Royal et de Marie Georges Buffet sont les plus souvent cités ainsi que celui de José Bové (si la decision est actée)
Quoiqu’il en soit, au deuxième tour, toute l’association se mobilisera pour la victoire du candidat de gauche le mieux placé. Pour nous toute la campagne n’est pas résumée par le choix du candidat. Pour la gauche, cette campagne davantage qu’aucune autre au cours des décennies passée doit se jouer sur les contenus et la construction des convictions de chaque citoyen.
● PRS décide donc d’engager donc une campagne politique appelant à battre la droite à l’élection présidentielle. Comme nous l’avons fait pendant la campagne du « non » de gauche au projet de Constitution européenne, nous élaborerons dans ce cadre des outils d’éducation populaire pour informer chacun des menaces que les projets de la droite et de l’extrême-droite font peser sur les acquis sociaux et républicains auxquels la majorité de nos concitoyens sont attachés. Nous appelons chacun de ceux qui subissent les politiques libérales à intervenir dans cette campagne présidentielle pour mettre au premier
plan l’urgence d’une alternative répondant à la question sociale.
Notre objectif est d’ancrer dans la campagne les questions qui sont au coeur de l’Etat d’urgence sociale.
Pour cela notre calendrier est fondé sur l’action et l’éducation populaire davantage que sur la
propagande et la personnalisation comme c’est l’obligation des partis qui soutiennent un candidat.
Notre méthode consiste à nous doter de points d’appui dans l’action. Elle part de la certitude d’un haut niveau d’implication populaire dans la campagne présidentielle et du maintien d’un lien fort entre le vote et les mobilisations. Nous ne savons pas ce qui cristallisera cette jonction. Mais nous savons que tout part de l’action.
● C’est pourquoi, très ouvert et appelé à s’enrichir du fait des circonstances, à cette heure, notre plan de travail s’articule autour de trois rendez vous essentiels. Nous les avons choisis parce qu’ils impliquent des thèmes dont nous voulons qu’il vivent dans la campagne car ils sont cruciaux pour les Français.
Nous les avons aussi choisis parce qu’ils seront au coeur du lendemain de l’élection.
1) Nous soutenons la proposition de la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics d’organiser un rassemblement en Aveyron à Firmi, trois semaines avant le premier tour.
Toutes les structures de PRS se mobiliseront pour réussir le rassemblement sur place le 31 mars. La défense des services publics prend donc la tête de notre agenda.
2) Nous appuyons les initiatives prises contre la pauvreté de masse et pour le droit au logement, et en particulier l’ouverture d’un Ministère de la Crise du Logement à Paris. Nous aiderons à l’ouverture de nouveau point de ce type sur le reste du territoire.
3) Nous souhaitons que le débat sur la construction d’une autre Europe soit présent dans la campagne. Nous voulons faire vivre sans relâche la nécessité d’une réorientation de la construction européenne actuelle lors de la présidence Française de 2008. Nous organiserons donc un rassemblement public à Paris autour de la proposition de Constituante Européenne avec d’autres forces et groupes politiques de la gauche européenne.


● Le paysage politique à gauche pour la présidentielle achève de se fixer. Nous avons vécu l’épilogue de la démarche engagée par de nombreux militants et organisations pour constituer un rassemblement antilibéral de gauche et présenter des candidatures communes aux élections de 2007.
L’objectif des initiateurs n’a pas été atteint. Il s’est en effet révélé impossible de trouver un consensus sur un nom permettant le rassemblement de toutes les composantes. Faute de s’élargir, la démarche s’est régulièrement rétrécie. Il y a d’abord eu le refus de la majorité de la LCR qui a préféré présenter en solitaire Olivier Besancenot, puis le retrait de José Bové. Même moins nombreuses, les composantes n’ont pu s’accorder sur un candidat commun. Dans ces conditions, après avoir échoué à convaincre ses partenaires de soutenir la candidature de Marie-George Buffet, le Parti communiste a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités » et présenterait sa secrétaire nationale à l’élection présidentielle. Depuis,
à Montreuil la candidature de José Bové a été relancée.
Pour les militants de PRS qui ont défendu la nécessité de cette « union dans l’union », cet échec est bien sûr une lourde déception. La dynamique d’union de l’autre gauche manquera à l’ensemble de la gauche.
Elle n’était sans doute pas mûre pour offrir un choix véritable au pays, transcendant ses identités particulières dans une construction politique nouvelle. Il y avait trop de désaccords stratégiques en son sein avec des visions contradictoires sur les voies de la recomposition à gauche. Faute d’avoir clarifié ces questions, le débat sur le nom du candidat n’a pu aboutir à un consensus, chacun défendant celui dont il se sentait historiquement ou idéologiquement le plus proche.
● Pour autant nous savons qu’au lendemain des chocs du 21 avril et du 29 mai, la recomposition politique de la gauche est inéluctable. D’une certaine façon, elle est même engagée. Le choix de la candidate socialiste est analysé comme un rejet de l’ancienne structure du Parti socialiste. Déjà, le Bureau national du PS ouvre désormais ses réunions à des représentants du PRG et du MRC. Le futur statut de Désirs d’Avenir, association politique animée par une candidate à l’élection présidentielle, fait l’objet de nombreuses conjectures. La direction du PCF annonce des initiatives pour les législatives.
Quant aux Verts, après avoir débattu d’un rapprochement avec Nicolas Hulot, ils n’ont pas encore finalisé d’accord politique et électoral avec le PS. La LCR s’est divisée sur la stratégie unitaire au moment où elle a choisi de s’en émanciper. Mais elle n’a toujours pas recueilli les 500 signatures pour présenter Olivier Besancenot. A gauche tout bouge.
Le processus par lequel les forces politiques se réorganisent pour exprimer la réalité des rapports de force sociaux est long et complexe. Il affronte ses propres inerties. PRS pense que l’émergence d’une force politique nouvelle est indispensable pour que puisse se construire un débouché solide à l’aspiration antilibérale majoritaire dans le pays et prendre à bras le corps l’état d’urgence sociale et politique. La construction de cette force politique nouvelle doit se faire en tirant la leçon du double échec du communisme d’Etat (stalinisme) et de la social-démocratie. Elle doit aussi intégrer l’expérience et la dimension pertinente des luttes civiques et alter mondialistes.
● Dans cet objectif, PRS refuse toute logique de règlement de comptes après l’échec du rassemblement antilibéral. Elle ne pourrait rien produire d’autres que d’inutiles blessures retardant ou compromettant cet objectif. Dans la présidentielle de 2007, chaque candidature issue des composantes de ce rassemblement est légitime. Mais aucune d’elles ne peut prétendre être une candidature commune des antilibéraux. Cette mise en commun reste l’objectif dans la réinvention de la gauche désormais indispensable.
Forte de l’expérience accumulée dans la bataille au côté de l’autre gauche pour que se réalise son unité, l’association connaît la part spécifique qu’elle doit prendre dans la réinvention globale de la gauche.
Nous avons bien compris que le « trait d’union » à gauche ne peut se limiter à un nom sur un bulletin de vote ou à un accord électoral. Nous savons qu’il dépend aussi de la production d’une culture commune.
Ses éléments fondamentaux sont déjà repérables aujourd’hui dans les principes républicains. Faire rayonner ces principes, accroître leur compréhension, diffuser leurs objectifs c’est donc participer d’une façon particulièrement engagée à la recomposition de la gauche. Nous réaffirmons donc notre objectif de parvenir à bâtir dans la gauche une « convergence des républicains de gauche ». D’ailleurs ceux-ci sont présents dans les principales organisations de gauche, à tous les niveaux. Ils ont dès lors un rôle clé dans l’élaboration et la diffusion de cette culture commune, ferment indispensable de son union.
L’action d’abord
Pour aborder efficacement cette étape nouvelle, il faut le faire dans la mobilisation pour réaliser le programme minimum de la présidentielle : battre la droite pour ouvrir la voie à une alternative.
● Au premier tour de l’élection présidentielle, PRS ne présente et ne soutient pas de candidat. Il aurait pu en être autrement si un rassemblement s’était opéré. Aujourd’hui chaque force politique à son candidat. Dès lors, conformément à sa déclaration de principes, ses militants, venus de tous les horizons de la gauche, voteront selon leur conscience et leurs engagements personnels. Au cours de nos débats, plusieurs intervenants ont indiqué qu’ils s’apprêtaient à faire campagne ou à voter pour tel ou tel candidat. Tout l’arc de force de la gauche est représenté dans ces déclarations. Les noms de Ségolène Royal et de Marie Georges Buffet sont les plus souvent cités ainsi que celui de José Bové (si la decision est actée)
Quoiqu’il en soit, au deuxième tour, toute l’association se mobilisera pour la victoire du candidat de gauche le mieux placé. Pour nous toute la campagne n’est pas résumée par le choix du candidat. Pour la gauche, cette campagne davantage qu’aucune autre au cours des décennies passée doit se jouer sur les contenus et la construction des convictions de chaque citoyen.
● PRS décide donc d’engager donc une campagne politique appelant à battre la droite à l’élection présidentielle. Comme nous l’avons fait pendant la campagne du « non » de gauche au projet de Constitution européenne, nous élaborerons dans ce cadre des outils d’éducation populaire pour informer chacun des menaces que les projets de la droite et de l’extrême-droite font peser sur les acquis sociaux et républicains auxquels la majorité de nos concitoyens sont attachés. Nous appelons chacun de ceux qui subissent les politiques libérales à intervenir dans cette campagne présidentielle pour mettre au premier
plan l’urgence d’une alternative répondant à la question sociale.
Notre objectif est d’ancrer dans la campagne les questions qui sont au coeur de l’Etat d’urgence sociale.
Pour cela notre calendrier est fondé sur l’action et l’éducation populaire davantage que sur la
propagande et la personnalisation comme c’est l’obligation des partis qui soutiennent un candidat.
Notre méthode consiste à nous doter de points d’appui dans l’action. Elle part de la certitude d’un haut niveau d’implication populaire dans la campagne présidentielle et du maintien d’un lien fort entre le vote et les mobilisations. Nous ne savons pas ce qui cristallisera cette jonction. Mais nous savons que tout part de l’action.
● C’est pourquoi, très ouvert et appelé à s’enrichir du fait des circonstances, à cette heure, notre plan de travail s’articule autour de trois rendez vous essentiels. Nous les avons choisis parce qu’ils impliquent des thèmes dont nous voulons qu’il vivent dans la campagne car ils sont cruciaux pour les Français.
Nous les avons aussi choisis parce qu’ils seront au coeur du lendemain de l’élection.
1) Nous soutenons la proposition de la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics d’organiser un rassemblement en Aveyron à Firmi, trois semaines avant le premier tour.
Toutes les structures de PRS se mobiliseront pour réussir le rassemblement sur place le 31 mars. La défense des services publics prend donc la tête de notre agenda.
2) Nous appuyons les initiatives prises contre la pauvreté de masse et pour le droit au logement, et en particulier l’ouverture d’un Ministère de la Crise du Logement à Paris. Nous aiderons à l’ouverture de nouveau point de ce type sur le reste du territoire.
3) Nous souhaitons que le débat sur la construction d’une autre Europe soit présent dans la campagne. Nous voulons faire vivre sans relâche la nécessité d’une réorientation de la construction européenne actuelle lors de la présidence Française de 2008. Nous organiserons donc un rassemblement public à Paris autour de la proposition de Constituante Européenne avec d’autres forces et groupes politiques de la gauche européenne.


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