Conseil National PCF 20.11.06 : rapport de MG BUFFET partie 3/3

Publié le par CN PCF MGB

Tout doit donc être fait maintenant, tout devra être fait dans les semaines et les mois qui viennent, jusqu’au moment du vote, pour que ce rassemblement soit constamment ouvert, accueillant à l’égard de toutes celles, tous ceux qui aspirent à un vrai changement. La gauche populaire, la gauche antilibérale, ce n’est pas une petite partie de la gauche à préserver dans l’adversité ambiante, c’est ce que doit devenir la gauche. Au regard de l’intérêt de notre peuple et de la gauche, construire « à gauche de la gauche » en excluant de fait la majorité du peuple de gauche serait passer à côté de l’essentiel, à côté de ce qui peut ouvrir l’espoir et créer une dynamique majoritaire.

Dans cette situation, la question de la candidature pour la présidentielle est plus importante que jamais. Nous connaissons toutes et tous, ici, les termes et la difficulté de ce débat. Aucune des candidatures ne fait en l’état consensus car aucune ne peut à elle seule exprimer la diversité du rassemblement. Je rappelle que c’est pour cette raison que j’ai proposé la constitution d’un collectif de porte parole afin de déjouer les pièges de la personnalisation et permettre un partage du temps de parole dans l’esprit de l’initiative que j’avais prise durant la campagne du référendum européen. Et que j’ai décidé, pour ce qui me concerne, de me consacrer entièrement à la campagne commune. Il faut poursuivre ce débat.

Mais nous ne serions là non plus pas à la hauteur de la situation si nous ne considérions pas comme décisif que cette candidature soit désormais mise à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent pouvoir se prononcer pour une véritable politique de gauche. Nous devons pouvoir dire : « quand on est de gauche, on vote pour cette candidature ».

Notre proposition n’en est que plus justifiée. Cette candidature doit pouvoir être reconnue et entendue par les femmes et les hommes de toutes les sensibilités de gauche : celles et ceux qui pourraient se retrouver dans des votes de résistance et de colère autant que dans un vote « utile » pour battre la droite. Elle doit – et ce n’est vraiment blessant pour personne, mais traduit une réalité de la vie politique – être portée par une personnalité déjà suffisamment reconnue dans tout l’électorat de gauche à l’échelle nationale. Et elle doit impérativement s’affranchir du dénigrement des partis qui est dans l’air du temps et manifester au contraire – car c’est là aussi une réalité politique incontournable – que c’est avec et non contre les partis ou en s’en méfiant que peut se construire une majorité politique capable de gouverner.

Voilà, cher-e-s camarades, les réflexions que je voulais vous soumettre. Je pense qu’elles appellent de notre part une initiative politique pour nous adresser publiquement  à toutes les femmes et tous les hommes de gauche afin de leur faire part de nos préoccupations et leur proposer d’affronter ensemble la situation nouvelle qui vient de se créer.

Nous devons leur dire que nous partageons leur aspiration à ce que la gauche se rassemble sur une véritable politique de gauche, afin de permettre en 2007 la constitution d’une majorité et d’un gouvernement de gauche déterminé à mettre en œuvre une telle politique.

 

Nous devons leur dire que le rassemblement antilibéral auquel nous travaillons avec beaucoup d’autres vise cet objectif, qu’elles et ils y ont donc toute leur place, non pas en se ralliant à qui que ce soit, mais pour contribuer, avec leurs idées et leurs propositions, à ce que nous puissions permettre au peuple de gauche, majoritairement, de se prononcer en 2007 pour une véritable politique de gauche.

Nous devons leur dire qu’avec elles, avec eux, toutes et tous ensemble, il est possible de faire naître dans notre pays un espoir qui bousculera les barrières et s’imposera comme l’événement politique de 2007 ; qu’avec elles et avec eux, il est possible de gagner.

Si vous en êtes d’accord, je pourrais rendre publique cette adresse tout à l’heure, à l’occasion du point de presse que nous avons convoqué. Et les communistes, partout, pourraient en faire de même auprès des hommes, des femmes, des personnalités de gauche qui sont inquiets et cherchent une solution pour que la gauche gagne et réussisse.

Cher-e-s camarades,

 

 

Nous avons toutes et tous conscience, aujourd’hui, des risques mais aussi des exigences auxquels nous confronte la situation nouvelle qui s’est créée à gauche. Notre responsabilité est grande. Il dépend pour une large part de nous, de nos initiatives et de nos efforts de conviction, partout où nous pouvons être et agir, de rendre possible le très large rassemblement politique qui peut changer la donne à gauche, battre la droite et ouvrir en 2007 pour notre peuple une nouvelle période de progrès social et démocratique.

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