Intervention de Francis ENGEL au meeting du PG à Strasbourg le 16.12.08

Publié le par PG 67

Mon engagement au sein du P.G. a été en partie motivé par l’impression que les libertés, privées ou publiques, me paraissaient depuis quelques temps déjà gravement menacées. En effet, des exemples récents permettent d’illustrer mon propos, même si, dans un premier temps, il apparaît exagéré de dire que les libertés sont menacées dans notre pays. Quand je dis ça, je pense par exemple à l’arrestation du journaliste gardé à vue dans des conditions qui paraissent pour le moins critiquables, mais pour une garde à vue médiatisée, combien sont menées dans des circonstances toutes aussi lamentables, combien d’anonymes subissent les mêmes humiliations ? Merci M. le Président… Un autre exemple, démontrant qu’on tolère difficilement la critique, à droite, est l’appel d’offre lancé par le ministère de l’Enseignement National et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, ayant pour objet la « VEILLE DE L’OPINION » pour un montant total de 220.000 € HT/an, ayant notamment pour objet : d’identifier les thèmes stratégiques d’identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion de repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et d’analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau. d’anticiper et d’évaluer les risques de contagion et de crise. Voilà quelques-uns des points contenus dans cet appel d’offre. Est-il besoin de parler de la multitude de fichiers existants et à venir, dont le plus connu à été EDVIGE, et qui aurait connu une belle carrière sans la mobilisation de la société civile ? Et on pourrait continuer ainsi une longue liste qui permettrait de bien faire ressortir que nos libertés tiennent à une vigilance de tous les instants. Pour terminer, j’aimerais utiliser une image pour illustrer mon propos, celle de la grenouille nageant dans une casserole d’eau froide… Elle trouve qu’il fait bien froid, puis on met l’eau à chauffer… Trouvant qu’il fait bon au bout d’un moment, la grenouille se laisse aller à une douce torpeur, jusqu’au moment où elle se rend compte qu’il fait bien trop chaud, mais il est trop tard, la petite grenouille est cuite… Prenons garde qu’il ne nous arrive pas la même mésaventure….
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Publié dans Qui sommes nous

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