A NEUHOF, LA FIN DE L'HABITAT INSALUBRE?
Encore de nouvelles photos de la Convention Nationale et
extrait de la LETTRE D'INFORMATION de Marie-Françoise Janot, Conseillère Municipale et Communautaire Avril 2006 - N° 44
L'aménagement du terrain des voyageurs à Neuhof, au titre de la résorption de l'habitat insalubre, a été décidé en 2000. Il y a là environ 170 familles qui sont de fait sédentarisées depuis des années. Le but de l'opération est de leur permettre d'habiter de vrais logements qui seraient construits sur le terrain actuel.
Une première enquête a été réalisée en 2002, puis les choses ont traîné. Il a donc fallu réactualiser l'enquête. Une nouvelle étude lancée en 2003 a été réalisée par la SONACOTRA, et rendue en juillet 2005.
Il en ressort que le coût des travaux de viabilisation (raccordements aux différents réseaux, voieries, eau, assainissement, gaz, ...) est très élevé (SONACOTRA l'estime à environ 5 millions d'euros). Leur réalisation devra donc, selon la loi, être précédée d'une concertation préalable auprès des habitants. Cette procédure devrait être mise en place dans les prochaines semaines.
On en est donc au tout début de la procédure qui permettra la mise en chantier de l'aménagement de ce terrain. Six ans pour passer des décisions de principe à une première étape concrète! Pourquoi tout ce temps perdu, alors que les populations vivent dans des conditions très dures et s'accrochent à l'espoir d'avoir un jour de vrais habitats? Pourquoi, alors que la SONACOTRA a rendu les résultats de son étude en juillet 2005 a-t-il encore fallu attendre 10 mois pour enclencher la procédure qui doit permettre de réaliser les travaux de viabilisation?
Si tout va bien, les travaux s'étaleront sur 5 ans. On comprend l'impatience des populations. Alors que les grands chantiers de la Ville et de la CUS, tels la restructuration de la gare, la Patinoire, sont bouclés en 2 ou 3 ans, comment comprendre les délais pour les projets qui concernent la vie quotidienne des habitants?
La même remarque s'impose pour la réhabilitation de la cité des aviateurs voisine. Voilà 4 ans que les travaux ont démarré. Sur les 80 pavillons prévus, au rythme de 20 par an, à peine la moitié a émergé. Les gens vivent dans un chantier permanent, sans voiries, entre démolitions et constructions en cours. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de coordination entre les services de la CUS pour les voieries et les réseaux, de la Ville pour l'éclairage et Cus-Habitat qui construit les pavillons? On ne voit pas un tel désordre sur les autres chantiers immobiliers, qu'ils soient réalisés par des bailleurs sociaux ou par des promoteurs privés.
avec la REPUBLIQUE SOCIALE et l'UNION populaire des gauches, remettre le peuple au commande