Monsieur le Président de la République,

Publié le par PRS

Le projet de Directive " Bolkestein " n’a pas disparu. Il est en débat au Parlement Européen qui devrait le voter en séance plénière début janvier.

Ce projet illustre l’orientation libérale des politiques européennes. Il veut réaliser le marché unique des services en supprimant tous les obstacles à la liberté d’établissement et de circulation des services. Il écarte toute harmonisation par le haut et vise à attaquer les acquis sociaux par l'intensification de la concurrence entre les travailleurs et travailleuses des différents Etats. Il encourage les délocalisations, le dumping social et fiscal, menace les services publics, les règles de santé publique, les normes environnementales et culturelles, la protection des consommateurs. Nous n’en voulons pas et nous sommes déterminés à le combattre.

Vous-même, Monsieur le Président, avez critiqué ce projet de directive. Le 26 avril 2005, à la Sorbonne, à quelques semaines du vote sur le traité constitutionnel, vous vous êtes réjoui, dans un discours officiel, que " la directive Bolkestein n’existe plus ".

Partout en Europe, des forces syndicales, associatives, politiques combattent ce projet de directive. Son adoption requiert l’accord conjoint du Parlement européen et du Conseil des ministres européens. Un Non du gouvernement français serait d’une importance déterminante pour empêcher son adoption.

Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président,  que la France rejette la directive " Bolkestein ".

Carte éditée dans le cadre de la campagne unitaire pour faire échec au projet de directive Bolkestein par : Agir ensemble contre le Chômage - Alternative Citoyenne – Alter Ekolo - Association Editions Cultures Croisées – Association Internationale de Techniciens Experts et Chercheurs - Association des Tunisiens en France – Attac - Cactus / La Gauche – CGT Spectacle - Collectif National du 29 mai - Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde – Confédération Paysanne – Coordination féministe pour une Europe alternative - Démocratie et Socialisme – Fédération Syndicale Unitaire - Fondation Copernic – Force Militante – Gauche Républicaine – Initiative féministe européenne pour une autre Europe - Marches européennes / Euromarches – Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale – Mouvement Républicain Citoyen - Parti Communiste Français – Parti Communiste des Ouvriers de France  – Regards - Réseau Féministe " Ruptures "    - Pour la République Sociale - Résistance 7° Art – Sud Ptt – Syndicat de la Magistrature - Union des Familles Laïques – Union Nationale des Etudiants de France - Union Syndicale Solidaires – Unité de Recherche, de Formation et d’Information sur la Globalisation -

VIVE la FRANCE et VIVE l'EUROPE dans une REPUBLIQUE SOCIALE !!

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Publié dans L'après 29 mai

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S
L'impensé radical du 29 Mai 2005 : retour sur un OVNI politique...Avant de s'attaquer à la dinde du réveillon, il serait sage de s'arrêter un moment et de réfléchir aux moments forts de l'année 2005 qui s'achève et s'est avérée porteuse d'un message du Peuple que tous les "puissants de ce Monde"s'efforcent d'oublier, quitte à s'exposer à  de nouveaux  réveils douloureux.<br /> Aussi n' y a t'-il pas lieu de trop s'étonner quelque peu des "sanglots longs"d'une partie des éditorialistes de la presse économique française devant le résultat du référendum. En effet, Je crois que les NON qui se sont exprimés, à l'occasion des élections référendaire sur la "Constitution européenne"ne tombaient pas du ciel mais avaient été préparés par de nombreux facteurs. Parmi ces multiples causes, comment ne pas donner une importance prééminente à la "propension" des gouvernements nationaux à se "défausser" et à faire "porter le chapeau "à l'Europe de leurs politiques impopulaires et régressives.Mais, il y eut aussi dans ces raisons, la grave méconnaissance et même la cécité absolue de l' "Eurocratie"devant de l' attente toujours déçue des peuples à ce qu'elle puisse se hisser à la hauteur du rôle de stratège économique et de bouclier économique et social, que la protection des Peuples européens  mériterait et exigerait.* Keynes avait l'habitude de dire que : "Les hommes sont autant les fils de leur époque que ceux de leurs pères". Or l' Europe qui avait été fondée en 1957, sur un compromis libéral (surtout démo-chrétien et socialiste) n'est plus la même que celle qui avait été imaginée puis initiée par Jean Monnet et construite, pas à pas, au cours des "trente glorieuses". Or, cette Europe et ce compromis sont désormais âgés de cinquante ans, ce qui est considérable à l'aune de l'accélération de l'histoire et des techniques. Pourtant, l' "Europe des six" avait été bâtie, moins de quinze ans après une période de guerre et de pénurie, où il s'agissait prioritairement de nourrir sa population (cela explique les conditions particulièrement favorables faite alors à la politique agricole commune, (La fameuse "P.A.C" tellement brocardée, non sans démagogie par Tony Blair).En outre, le contexte économique qui avait prévalu alors, était au niveau mondial, jusqu'en 1971, le système dollar qui obligeait les États à respecter de manière assez égale (même pour les USA) une certaine discipline monétaire. Quant à l'outil budgétaire, il était alors fondé sur le "consensus Keynésien"avec ses politiques de relance nationale qui sont restées encore possibles jusqu'à la fin des années soixante-dix. Toutefois, ce cadre économique, relativement sécurisant sur le fondement duquel l' "Europe des six" avait bâti son succès et sa puissance, a été balayé par l'abandon, en 1971, du système de change fixe par les USA et par la décision implicite prise par les "puissants de ce Monde" de ne plus contrôler les mouvements de capitaux, qui sont alors devenus browniens et erratiques, déstabilisant toute politique économique nationale.En outre cette internationalisation des capitaux effectuée sans régulation qui puisse avoir de contrepartie a mis en crise la possibilité même de mettre en oeuvre des politiques keynésiennes de relance menées au niveau national, la dernière en date ayant été initiée par les gouvernements Mitterrand-Mauroy de 1981 à la mi-1983.* Au moment même ou l'Europe s'élargissait presque jusqu'à l'excès et sans réfléchir vraiment à la réalité historique de ses frontières, la locomotive européenne se voyait privée de ses trois "combustibles" possibles : soit monétaire, soit budgétaire , soit celui d'une politique d'emprunts, qui lui auraient permis de  financer une politique massive de la recherche digne de ce nom, de piloter et de conduire ses 25, plus tard ses 27, "wagons" ! Or face aux cruautés sociales de la mondialisation, les Peuples ne peuvent se contenter de pieuses invocations à la démocratie, du rappel de leur héritage culturel commun et de la comptine pour enfants sages de la "Mondialisation heureuse", jouée au pipeau. Ces Peuples ont aussi besoin de plus concret et substantiel et notamment de se sentir efficacement protégés des affres de la concurrence et surtout de ce qu'il perçoivent avec raison comme un emballement non maîtrisé de l'économie mondiale.Or malheureusement le projet qui leur a été soumis correspondait au renouvellement d'un compromis dépassé et en rajoutait même dans l'incertitude et l'insécurité  sociale  en se donnant le luxe de constitutionnaliser le principe de "concurrence libre et non faussé". Autant dire à des catégories sociales qui craignaient de se noyer qu'il était sage de jeter par dessus bord toute bouée de sauvetage !* Le gros problème fut aussi, de nature générationnelle comme il l'avait été pour l' État-major Français en mai 1940 ... et les responsables, qui avaient eu la mission de préparer ce projet de Constitution furent en retard d'une étape de l'Europe et de... la Mondialisation même ! Il existe aujourd'hui, de nouvelles "lignes Maginot" et une nouvelle "cabale des dévots" du culte rendu à l' économie libérale...En effet, ce n'est pas en pleine compétition mondiale qui peut déboucher sur une crise de solvabilité des États-Unis, sur une crise de surproduction venue de la dictature communisto-ultra-libérale Chinoise et sur une crise de renchérissement du pétrole mettant en très grave difficulté notre mode de développement fondé en majeure partie sur l'automobile individuelle, qu'il convient de jeter par dessus-bord tous les outils monétaires, budgétaires et d'abandonner toute stratégies de relance post-keynésienne, seuls à même, de réussir une politique de régulation économique continentale.Mais pour ce faire, mieux vaut ne faut pas se tromper de décennie, sachant que cette courte période équivaut désormais un demi-siècle par rapport aux mêmes périodes de temps dans les  années cinquante, à l'aune des bouleversements formidables, comme nous le montre l'actuelle transformation féroce et non maîtrisée de la Chine, au regard de l'accroissement de puissance des techniques. Nous savons aussi que demain viendront d'autres géants qui ont pour nom l'Inde, le Brésil plus tard, enfin, L'Afrique ...Alors, pourquoi s'enfermer, face à ce véritable séisme économique incontrôlé, dans des postures inefficaces, visant à jouer à être les meilleurs élèves du dogme monétariste, les rescapés de feu le dépassé "consensus de Washington"ou à jouer à figurer parmi les "derniers des mohicans" du dogme de la "libre concurrence"sans rivage, qui fait rire sous cape les vrais économistes et les "praticiens" du commerce international ?En outre, les tenants de ce dogme obsolète se trompent d'époque, et en appliquant des médecines inadéquates, ces "Sganarelles"de la "concurrence libre et parfaite" ne peuvent que jouer contre les Peuples, éroder leurs acquis sociaux conquis par un siècle et demi de rapports de force et de philanthropie, et par conséquent, saper l'assise du lien social dans nos sociétés et préparer des guerres... La seule vraie question du moment qui compte vraiment devrait être : la défense concrète de nos Peuples et la sortie de notre inavouée et funeste  "préférence européenne" pour les bas taux de développement et sa conséquence, le chômage de masse !"Paul Saint-Aubin, (pseudonyme d'un Historien et Juriste, vivant à Toulouse, le 12 -01-2006)
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