LA GAUCHE A BESOIN D’UNE FORCE NOUVELLE
6 mai 2007. Les urnes ont parlé. Leur verdict est sans appel. Pour avoir renâclé à réinventer la gauche, les héritiers du travail politique de rassemblement populaire réalisé pendant le cycle des années 70 et 80 ont dilapidé l’essentiel du patrimoine. Les cycles ouverts par nos aînés sont clos. La gauche d'hier n'est plus. Mais la gauche d'après reste à inventer.
Dans ce vide politique s’est engouffrée une droite refondée, offensive et décomplexée qui a désormais tous les pouvoirs. C’est ce vide politique qu’il faut combler. Et cette responsabilité incombe à la gauche car il s’agit bien d’un vide politique à gauche.
Lors de notre première convention nationale, au lendemain du referendum de 2005, nous avions conclu notre analyse en affirmant que la gauche était à réinventer. Cette idée ne l'a pas emporté. Elle a souvent essuyé le scepticisme ironique de dirigeants en place convaincus qu’une alternance mécanique les porterait sans coup férir au pouvoir. Désormais, sans se reconnaître pour autant de responsabilité dans la défaite, les mêmes rivalisent d'ardeur pour promettre la refondation de la gauche.
Encore faut-il avoir les faut claires sur les raisons de la défaite et sur le visage que pourrait prendre la gauche d'après.
Depuis la fondation de l’association, c'est précisément à cet effort de la pensée et de l'action que se sont attelés les militants de PRS. Le Manifeste adopté lors de notre première Convention nationale proposait un horizon programmatique cohérent à partir des travaux de toutes les gauches. Le texte que vous povez consulter sur internet ou vous procurer auprès de miliatns de PRS 67 , adopté lors de la Convention nationale de PRS des 30 juin et 1er juillet 2007, résume notre conviction que l’heure est venue d’une force nouvelle pour le porter.
La gauche française ne manque pas d’atouts pour prendre sa place dans la réinvention de la gauche.
Elle dispose de forces organisées capables d’impulser un tel processus pour peu qu’elles décident de s’engager dans ce sens.
Elle dispose de l’expérience d’un peuple qui refusa à de nombreuses reprises de considérer l’ordre injuste du monde comme un horizon indépassable.
La gauche d’après est donc possible. Mais elle ne naîtra pas sans la volonté consciente d’hommes et de femmes déterminés. Dès lors c’est à chacun de ceux qui se reconnaissant dans le combat séculaire de la gauche pour l’émancipation d’écrire cette nouvelle page de son histoire. Les militants de PRS sont prêts à s’y engager de toutes leurs forces.