Sauver les retraites par répartition

Publié le par JCV

Les décrets Balladur de 1993 ont eu pour effet de baisser considérablement le niveau des pensions de retraite des Français. Jusqu’alors calculées sur la base de dix meilleures années de la vie active, les retraites sont depuis 1993 calculées sur la base des 25 dernières. Par définition, les conséquences de ces reculs sociaux ne se font sentir que progressivement. En moyenne, un retraité qui liquidait ses droits à la retraite en 2003 accusait une perte de 52 euros par mois par rapport à 1993. La moyenne des pensions de retraite a baissé d’environ 10 % en 1993 et 2003.

 Ce sont d’abord les salariés modestes, et notamment ceux qui ont connu des fins de carrières irrégulières, qui subissent de plein fouet cette baisse du taux de remplacement.

La réforme Fillon de 2003 a consacré un allongement de la durée de cotisation et une nouvelle baisse du niveau des pensions. Elle va obliger les salariés à cotiser 42 années au lieu de 40, pour un taux de remplacement qui plafonnera à 64 %, contre 76 % avant la réforme. Les salariés qui touchent aujourd’hui moins de 1800 euros par mois verront leur retraite en 2012 baisser jusqu’à 30 % par l’effet de la réforme Raffarin-Fillon.

Cette réforme est fondamentalement injuste : elle nivelle par le bas le niveau des pensions, et prive les salariés modestes du droit à une retraite décente. Les salariés plus aisés recourront à l’épargne individuelle et à la capitalisation pour compenser cette baisse. C’est la fin de la retraite par répartition qui est programmée.

Elle est économiquement incohérente : On ne peut pas demander un allongement des durées de cotisation dans un contexte de chômage élevé, quand au surplus on ne fait rien pour développer l’emploi.

Elle n’est pas financée dans la fonction publique, encore moins dans le secteur privé. Le financement des retraites n’est pas possible avec la persistance d’un tel niveau de chômage et sans l’affectation de ressources supplémentaires.

à PRS 67 nous proposons :  

" abroger la loi Chirac-Fillon ",

"  calcul des pensions sur les 10 meilleurs années  ",

" revaloriser les petites retraites "

" que la pérennité des retraites par répartition soit garantie par la loi".

"une amélioration du pouvoir d’achat des retraités les plus modestes"

"que la pénibilité des emplois occupés au cours de la vie active et que les inégalités d’espérance de vie entre les différentes catégorie socioprofessionnelles soient prises en compte."

"que le financement de notre système de retraite soit durablement garanti, par une politique ambitieuse de lutte contre le chômage et que la création d’une nouvelle cotisation assise sur l’ensemble des revenus, notamment financiers soit une priorité."

      LA REPUBLIQUE SOCIALE un PROJET GLOBAL pour la gauche, la FRANCE et l'EUROPE SOCIALE

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Publié dans PRS

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