Allemagne : une coallition à gauche était pourtant possible
Bien évidemment puisque la gauche est sortie majoritaire des urnes. Une coalition vraiment à gauche était donc possible. Il est désolant de constater que, pour des questions de querelles personnelles entre Gerhard Schröder et Oskar Lafontaine, le chancelier sortant n’ait même pas envisagé une telle possibilité.
Plutôt que de s’interroger sur les conditions qui ont permis l’émergence et le développement du nouveau parti de gauche, le Linkspartei, Gerhard Schröder a préféré offrir la Chancellerie à celle qui avait perdu les élections et dont le programme ultra-libéral, que le SPD devra en partie cautionner, va aggraver la situation des plus défavorisés. La réalité, c’est que le Linkspartei s’est développé sur l’espace laissé vacant par la politique menée par le SPD au cours des dernières années.
Le refus d’une vraie alliance à gauche est d’autant plus regrettable qu’il n’était même pas nécessaire de former une coalition : avec le mécanisme de la motion de censure constructive, la constitution allemande aurait permis au SPD de former un gouvernement minoritaire stable, soutenu par le nouveau parti de gauche et les verts. En d’autres temps, le SPD aurait réalisé que la création du parti de gauche représente une opportunité pour une majorité à gauche. Un Herbert Wehner, président du groupe SPD au Bundestag sous le chancelier Willy Brandt, aurait même probablement trouvé des financements discrets pour assurer la réussite du nouveau partenaire.
L'UNION des GAUCHES en FRANCE, comme ailleurs, pour BATTRE la DROITE est une nécessité pour rendre crédible une véritable politique alternative face au turbo capitalisme............
La REPUBLIQUE SOCIALE y contribue activement