Le GIGN au secours des privatisations...
"Une fois de plus, le syndicalisme de combat est la cible du gouvernement de droite et l'on traite des salariés qui défendent leur outil de travail et le service public des transports comme des terroristes ou des délinquants ! Dommage (une fois de plus) que les médias détournent la véritable question (la privatisation des services publics) et mettent en avant la question corse (puisque ce sont des membres du Syndicat des travailleurs corses qui ont mené l'action)... attention à ne pas victimiser les corses pour en faire une question nationaliste au détriment du vrai problème : la privatisation des services publics pour répondre aux normes économiques européennes et à la doctrine néo-libérale !
Quoi qu'il en soit, la réponse du gouvernement avec le GIGN cagoulé et armé jusqu'aux dents est complètement disproportionée ! "
William Gasparini PRS 67
"...juste un petit mot "sur le vif" pour constater que désormais, on est entré dans une ère où l'armée est envoyée contre ceux qui réclament un droit de regard sur l'avenir de "leur" entreprise (qui n'est il est vrai que celle dans laquelle ils sont "employés" en réalité, sur le plan juridique, mais que voulez-vous, on l'oublie tout le temps).
"C'est l'association réelle et contractuelle que nous voulons établir et non pas ces succédanés primes à la productivité, actionnariat ouvrier, intéressement aux bénéfices, par quoi certains qui se croient habiles essaient de la détourner [...]Nous ne considérons pas que le salariat: c'est-à-dire l'emploi d'un homme par un autre, doive être la base définitive de l'économie française, ni de la société française. Cela, nous de l'admettons pas".
Aurait-on envoyé à l'époque, en 1950, l'armée contre ceux qui auraient pris au mot cette déclaration perversement gauchiste d'un certain ... Charles de Gaulle?
La démocratie dans l'entreprise, ou plutôt son absence et l'absence totale de débats sur ces sujets à l'heure actuelle, voilà ce qui est en toile de fond de cette intervention du GIGN sur le navire de la SNCM. Mais l'absence de démocratie et l'armée ont toujours fait bon ménage dans bon nombre de pays il est vrai (et la CHINE n'est pas la dernière sur ce plan...).
L'intervention de ce jour est aussi délibérément un signe clair envoyé à tous les salariés: gare à vous si vous bronchez un peu trop... Et ça, ça s'appelle le gouvernement par la Peur, encore une fois ! "
Jean Louis ATTAC Strasbourg
Citation tirée de "Charles de Gaulle", Discours et Messages, Tome II, Paris, Plon: p.361-362 et 368-369