République et travail social
Face aux drames sociaux, des réponses humaines .......Il faut travailler tous ensemble
........... cela nécessite plus qu'un travail en réseau, mais il s'agit d'une véritable coordination permettant tous les échanges entre les professionnels , les financeurs, et de façon plus large tous ceux qui s'intéressent à cette question (théoriquement, politiquement, juridiquement, ou même tout citoyen). Une coordination qui s'édifierait à tous les niveaux géographiques (pays, région, territoire, commune), que sectoriels (enfance, psychiatrie, assistance sociale, accueil d'urgence, gérontologie, etc.). C'est ainsi que nous pourrons envisager chaque situation marginale comme une situation nouvelle, et travailler avec la personne à retrouver une place dans le tissus social, et éviter le rejet quasi systématique des cas les plus ne relevant pas d'un secteur particulier. C'est en effet l'extrême division des structures de prise en charge qui pose la principale difficulté et empêche au maximum la communication entre les divers acteurs du travail éducatif et social, en bref la meilleure suite à donner à cette coordination, et même la seule chose qui pourrait permettre de l'organiser, c'est que le travail social soit purement une compétence de l'Etat, un secteur public émancipé du secteur associatif. Un seul décideur, dans une république démocratique et sociale, et qui ne prend pas les diverses institutions à la gorge sur des questions de prix de journée à négocier, des remboursements d'avance, etc. Les difficultés sociales se résolvent au cas par cas, et avec la personne, son histoire, ses difficultés, sa volonté et sa liberté de choix, et cela n'est possible que par un travail collectif.
C’est pourquoi, prendre en compte la parole de chacun est plus qu’essentiel pour choisir une direction politique, pour faire ses choix, et qui plus est quand la parole vient de la nation toute entière. Dans ce cas il nous faut écouter ce qui nous est dit et avancer sur les plus vives recommandations populaires. L'aristocratie et la monarchie ne commencent que par le déni pur et simple de la République et de la démocratie. Là où la parole de tous est effacée par la volonté de pouvoir d'un homme ou d'un groupe d'individus, l'on ne peut plus parler ni d'égalité, ni de justice, ni rien de ce qui fait vivre notre pays et ses institutions républicaines.
extrait contribution fédérale "République et travail social" présenté par Eric Jansen et le groupe de travail unitaire dans le cadre du congrès PS 2005 du Mans