Une jeunesse en première ligne face à la droite et au libéralisme

Publié le par BHM-SH

- Emanciper la jeunesse -

 

Pour les jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification, il est d’autant plus difficile de reprendre une formation et ils sont rarement en mesure de réaliser le projet professionnel de leur choix. Les conséquences sociales en sont dramatiques : 15 % des jeunes qui ont quitté l’école sans qualification n’ont accédé à aucun emploi au cours des 5 années qui ont suivi leur sortie du système scolaire !

Le défi pour "la République Sociale" consiste donc d’abord à offrir à chaque jeune la possibilité d’accéder à l’autonomie. C’est la condition pour lui donner les moyens de son émancipation.

La construction de ce statut passe par :

  • le droit à une allocation d'autonomie adossée à un projet de formation ou d'insertion ;
  • la concrétisation d'un droit au logement grâce à l'accès à un système de caution mutualisée et au développement d'internats de qualité ;
  • la protection des droits éducatifs lors du passage en stage en entreprise et la généralisation de la rétribution des stages.
  • le renforcement des protections des apprentis par l'affirmation de vrais droits syndicaux à égalité avec les autres travailleurs ;

L’intégration des années d’études dans le calcul des annuités de cotisation des retraites :

Un jeune en formation est un jeune actif. Contrairement à la vision que cherchent à propager les libéraux, un jeune qui se forme n’est ni un privilégié ni un inutile. Il acquiert une formation pointue lui permettant d’élever la qualification du travail et de placer notre pays au rang de 4ème puissance mondiale sans avoir besoin de ressources naturelles.

Un jeune diplômé de 25 ans qui entre sur le marché du travail, avec 40 annuités de cotisations pour bénéficier de sa retraite à taux plein, ne pourra pas cesser son activité salariée avant, au mieux, l’âge de 65 ans. Les étudiants sont des jeunes travailleurs en formation. Ils seront naturellement amenés à contribuer, en tant que futurs actifs, au financement du système de protection sociale et de retraites. Dans cet esprit, la prise en compte des années d’études dans le calcul des annuités de cotisation des retraites est une mesure urgente. Les avantages d’une telle mesure sont évidents. Cela renforcerait le droit à la retraite à 60 ans pour les futurs actifs, ceux dont on craint qu’ils ne soient pas assez nombreux pour contribuer au financement de la solidarité intergénérationnelle.

extrait d'une contribution thématique présentée par : Bapiste HEINTZ-MACIAS, Sebastien HEITZ

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Publié dans PRS

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