pour le PS et la GAUCHE : RENONCER AUX SANCTIONS

Publié le par TU

Les dirigeants socialistes du " oui " sont restés sourds et aveugles tandis que la montée du non se confirmait dans la gauche. Leur campagne a été arrogante et, pour finir, insignifiante. Ils ont insulté sans relâche les électeurs du " non " jusqu’au 29 mai et méprisé le sens de leur vote ensuite. Ils ont écrit et diffusé des documents cultivant les attaques personnelles les plus viles contre les prises de position de personnalités respectées comme Danielle Mitterrand ou contre des dirigeants socialistes nommément accusés de répandre le " poison ". Loin de s’amender après le vote des Français, ils ont encore donnés de très mauvais signaux. La tentation de mettre à l’écart, voire d’exclure, les socialistes partisans du " non " a été encouragée par l’éviction de Laurent Fabius et de ses amis de la direction nationale. Cette décision a été prise le jour même où ce Congrès dit de " clarification " était convoqué. Depuis, des demandes de sanctions contre ceux des socialistes qui se sont engagés publiquement pour le " non " sont instruites dans toute la France. Cet esprit de représailles est détestable ! En fait, de nombreux électeurs socialistes vivent ces sanctions comme leur propre punition infligée par procuration.

 

Il ne s’agit pas de déclarer caduques les règles de fonctionnement d'un Parti. Mais il faut accepter la leçon exceptionnelle des faits. Ce qui s’est exprimé dans le référendum a été compris à temps par les militants socialistes du " non ". La preuve de leur discernement est donnée par le résultat électoral. Qu’ils soient punis pour cela est reçu comme une marque supplémentaire de mépris pour le vote populaire ! Nous demandons l’abandon pur et simple de toutes les procédures engagées contre les socialistes qui se sont exprimés ou qui ont milité en faveur du " non " au référendum. Nous demandons bien sûr l’annulation de toutes les sanctions déjà décidées à ce titre Pour permettre les retrouvailles du Parti avec la majorité de ses électeurs, il faut réhabiliter de manière pleine et entière les militants socialistes qui se sont engagés publiquement pour le " non ". Ceux-ci représentent désormais une chance pour le parti. Ils constituent en effet un précieux trait d’union avec de nombreux secteurs de la gauche. En faisant un tel choix, le Parti Socialiste donnerait un signe double. Il reconnaîtrait qu’il a commis une erreur d’analyse. Il manifesterait sa volonté de la réparer en travaillant au rassemblement de la gauche.

extrait de la contribution "TRAIT d'UNION - congrès PS 2005 Le Mans - consultable en intégralité sur :

http://www.le-trait-dunion.org

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