Jean-Luc Mélenchon : « Il faut respecter l'électorat d'extrême gauche »

Publié le par M-JLM

Le sénateur socialiste de l'Essonne savoure la « bonne nouvelle » de la qualification de sa candidate et exclut toute alliance avec l'UDF.

Pour Jean-Luc Mélenchon, les 25,1% de sa candidate sont une « bonne nouvelle ». Il se montre confiant pour le second tour, à condition qu'on « respecte » les électeurs de la gauche de la gauche, dont les voix vont s'avérer capitales. Les scores très faibles des trois candidats issus de la gauche antilibérale ne l'étonnent pas, c'est le moins qu'on puisse dire : « je les avais prévenus : si vous entrez divisés, vous sortirez divisés », explique celui qui fut, un temps, vu comme un candidat potentiel du mouvement. « La gauche de la gauche ne s'est pas mise en situation de s'imposer », constate-t-il.

Pas d'alliance avec Bayrou
Concernant le réservoir de voix que constituent les électeurs de François Bayrou, il estime qu'ils devraient naturellement se reporter sur Ségolène Royal. « François Bayrou a faut campagne sur sa confrontation avec le projet de Nicolas Sarkozy. Il faut qu'il soit cohérent avec lui-même ! » Pour autant, Jean-Luc Mélenchon ne pense pas qu'une « alliance » avec l'UDF soit envisageable : « on serait la risée de toute la France si on faisait ça ! », s'exclame-t-il. Pour lui, les propos de Michel Rocard, qui imaginait récemment une telle union, « sont toujours aussi faux aujourd'hui qu'ils l'étaient hier : faux et archi-faux. » « On va continuer notre petit bonhomme de chemin », conclut, serein, le député de l'Essonne.

lu et reproduit de Marianne
le Dimanche 22 Avril 2007 d'Anna Borrel

"La vie est simplifiée depuis dimanche vingt heures. Nous sommes passés de douze possibilités pour l’avenir à deux. Toute la réalité est inscrite dans ces deux possibilités : Sarkozy ou Royal. Et tout le reste est différé après le règlement de cette question. Donc, à chacun d’être où le devoir commande une fois de plus."

"Il y a quatre bonnes nouvelles dans les résultats de dimanche.

Primo le vote massif.

Secundo, l’extrême droite recule.

Tertio la gauche est qualifiée pour le deuxième tour.

Quatro le résultat acquis rend la victoire possible."

de Jean-Luc Mélenchon

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Publié dans PRS

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