Education populaire : les MJC dans la tourmente

Publié le par CGT

Déclaration du 6 avril 2007 de la Cgt., Fédération Cgt de l'Education, de la Rercherche et de la Culture.

 

L’Union Générale des Syndicats Ferc-Cgt des personnels des MJC et de leurs Fédérations invite à résister à cette dégradation de la vie sociale et démocratique et à s’y opposer en le faisant savoir aux populations concernées.

Créées au lendemain de la guerre 1939-1945 et de la chute du fascisme les premières Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC), d’initiatives populaires et intégrant différentes catégories sociales, ont été portées par le souffle de la libération et de la reconquête des libertés publiques individuelles et collectives qui traversait le Conseil National de la Résistance.

Depuis près de 60 ans, le projet MJC, laïc, démocratique d’Education Populaire, cogéré avec les intéressés eux-mêmes, s’est construit dans la concertation, la confrontation et les luttes associant la population dans sa diversité d’âges, d’origines et d’opinions.

Aujourd’hui, les difficultés dominent l’environnement des associations.

Le droit d’association - cette liberté publique ouverte à la société civile par la loi de 1901 - est remis en cause, notamment par les contrats dits « d’objectifs » rendus obligatoires, sans tenir compte des statuts des associations.

Il en va de même par la délégation de service public lorsqu’elle est anormalement appliquée aux MJC. Enfin, toute une politique de désengagement de la responsabilité de l’Etat est conduite dans les domaines administratifs, éducatifs et culturels, non sans une certaine volonté d’instrumentalisation.

Quant aux financements, tandis que la taxe sur les salaires est maintenue pour le secteur d’activités sans but lucratif et qu’elle pèse pour 600 000 euros pour la Fédération Française des MJC, cette dernière voit sa subvention de fonctionnement supprimée alors qu’elle était de 376 000 € en 2002.

La Fédération des MJC, confrontée à des mesures de survie va s’aligner sur les politiques de marchandisation mises en œuvre dans le champ de l’Education Populaire et décide des licenciements. Hypothéquant l’avenir, elle annule la formation des directrices et directeurs de MJC déjà en nombre insuffisant.

Cette situation est un véritable gâchis. Elle est porteuse d’un réel mépris pour les acteurs bénévoles des associations qui oeuvrent dans les quartiers, les villes et les villages au développement du lien social ainsi qu’aux pratiques de responsabilités citoyennes.

L’Union Générale des Syndicats Ferc-Cgt des personnels des MJC et de leurs Fédérations invite à résister à cette dégradation de la vie sociale et démocratique et à s’y opposer en le faisant savoir aux populations concernées.

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Publié dans PRS

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