LA RESIGNATION, c’est fini !

Publié le par TU


....Face à la domination des néolibéraux de gauche et de droite, nombre se sont résolus de plus ou moins bonne grâce à un socialisme de résignation, qui renonce à proposer une alternative à l’ordre actuel du monde et se contente de promouvoir une adaptation plus mesurée aux normes de la mondialisation libérale. La gauche au gouvernement s’est ainsi souvent contentée de vouloir telle amélioration ou de désapprouver telle régression sans prendre de mesures contraignantes pour atteindre ses objectifs. Chacun garde par exemple en mémoire les regrets de Lionel Jospin devant les licenciements boursiers décidés par Michelin : « l’Etat ne peut pas tout ».

Cette résignation abandonne de fait aux sociaux-libéraux le terrain de l’action et de la proposition. Lorsque François Hollande a estimé récemment que « Tony Blair avait la main » au sein du PSE, il a oublié que la domination du blairisme sur la social-démocratie européenne était aussi le résultat du silence des socialistes français qui ont renoncé à proposer une alternative à l’orientation social-libérale, quoi qu’ils puissent penser par ailleurs de celle-ci.


Pourtant, nous avons la chance de disposer dans notre pays d’instruments pour mener une autre politique : l’Etat, les services publics, la propriété d’intérêt général. Encore faut-il avoir la volonté de les mobiliser et donc de s’opposer clairement à leur mise à bas réclamée à grands cris par les libéraux.

Pour faire respecter l’intérêt général sans lequel il n’est pas de résistance durable aux intérêts privés dominants, il faut réhabiliter le rôle de l’Etat. Il faut rétablir la légitimité de l’intervention publique. C’est à cette seule condition que les normes du commerce et du profit ne pourront plus s’imposer face aux exigences collectives exprimées par les citoyens. Un projet socialiste qui renonce au rôle de l’Etat se condamne donc à l’impuissance et transforme en vœux pieux la volonté populaire qui devrait, en République, être dans tous les cas souveraine.


Nous disons : « vive l’Etat ! » Nous voulons stopper et inverser la tendance à l’appauvrir. Nous voulons qu’il dispose de nouveau des moyens de prévision et d’action qui lui permettent d’être stratège et volontaire. Nous voulons annuler toutes les dipositions, y compris celles qui pourraient résulter des traités européens antérieurs qui menacent de démantèlement l’action publique notamment en matière de politique industrielle, environnementale empiétant sur la libre création par la puissance publique de grandes infrastructures structurantes pour les territoires (notamment en matière de transport telles que les plateformes multimodales ou les installations de ferro-routage). Nous reviendrons sur la loi de décentralisation " acte 2 " pour que décentralisation cesse de rimer avec désengagement de l'Etat sur les collectivités locales.

extrait de la contribution TRAIT d'UNION - congrès PS Le Mans 2005 - intégralité sur : http://www.le-trait-dunion.org

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