Les sept dangers du FN
issu du tract confédéral de la CGT disponible depuis le 09 Mars 2007 sur http://www.cgt.fr/internet/
Tout en cherchant à se donner une image proche du peuple, le FN développe une doctrine économique et sociale qui sert les objectifs du Medef. Son programme comporte sept dangers. 1 // La remise en cause des acquis sociaux 2 // La mise en opposition des salariés des secteurs privé et public 3 // Un discours ségrégationniste pour masquer les vraies causes du chômage 4 // Moins pour les ménages à revenus modestes et des cadeaux aux riches 5 // Un repli national qui menace l’emploi 6 // La fin de toute ambition nationale 7 // Les femmes au foyer Dans la même logique et dans un soucis permanent d'éducation populaire, PRS 67 vous invite à un atelier de lecture sur le programme du FN car "Le Pen, pour moi c'est NON" SAMEDI 17 mars à 19h00 au restaurant "Aux deux Hallebardes" - 11 quai Finkwiller - Strasbourg
Défenseur des « patrons entreprenants », le FN entend « supprimer les contraintes administratives et fiscales superficielles qui pèsent sur la création d’entreprise et l’embauche ». Le code du travail fait assurément partie des contraintes aux yeux d’un FN favorable à la flexibilité du travail, qui s’oppose aux 35 heures et qui juge « désuet » le droit de grève.
Pour mieux s’en prendre aux droits sociaux, le FN jette l’opprobre sur les « agents du public qui bénéficient de privilèges exorbitants ». Cela s’est encore vérifié sur le dossier des retraites alors que son président s’oppose à la retraite à 60 ans pour abaisser les droits de tous les salariés du public comme du privé. Il se prononce pour le développement de formes caritatives de solidarité et la création d’institutions sociales à caractère privé, des concurrentes à la Sécu.
Le FN préconise d’instaurer une « préférence nationale » sur le marché du travail. « Il faut qu’à compétences égales, les emplois soient réservés prioritairement à nos compatriotes ». Ce principe est à l’origine d’une proposition d’impôt sur l’emploi des travailleurs immigrés ou encore de droits sociaux différenciés pour les immigrés. Chômage, déficit de la Sécu, pour le FN, c’est toujours la faute de l’immigré.
En matière de fiscalité, les mesures préconisées par le FN sont particulièrement régressives. Il promet aux riches et aux entreprises : une réduction de l’impôt sur le revenu, la réduction des droits de succession, la réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune avant sa suppression, la suppression des prélèvements sur les plus-values boursières, la baisse de l’impôt sur les sociétés et la suppression de la taxe professionnelle. Autant de cadeaux que le FN propose de faire supporter aux plus modestes par le biais d’une augmentation de la TVA ou des droits de douanes. Et par des coupes sombres dans l’emploi public.
Pour le FN, les gouvernements successifs « ont bradé la souveraineté nationale à l’Europe de Maastricht, ouvrant le pays à la déferlante migratoire et à la concurrence sauvage du mondialisme ». Il propose une politique autarcique qui ne peut que provoquer l’appauvrissement de la France et son isolement. La limitation des importations et la hausse des droits de douanes qui pénaliseraient les consommateurs, entraîneraient aussi des mesures de rétorsion de nos partenaires avec des conséquences négatives sur l’emploi.
Un État fort pour le FN est un État sécuritaire, voire policier. Il propose d’accroître les dépenses militaires et sécuritaires et de construire 100 000 nouvelles places de prison. Cet effort se ferait au détriment des dépenses d’avenir : éducation, formation, équipement public.
En matière de famille, le parti d’extrême droite développe une vision pétainiste. Il promet d’instaurer un « salaire parental et un statut juridique pour la mère de famille » pour qu’elle se consacre « à l’éducation des enfants ». Il s’oppose à l’Ivg et propose de « réserver les allocations familiales aux familles françaises ».