PRS et sa stratégie de l’union des gauches sans exclusive SORT RENFORCE PAR LA VICTOIRE DU NON DE GAUCHE AU TCE

Publié le par JM

Le week-end dernier, durant trois jours (1, 2 et 3 juillet), les premières rencontres d'été de " Pour une République Sociale " (PRS) ont montré, un peu plus d'un an après sa création fin mai 2004, une vitalité et une puissance incontestable à cette nouvelle association politique dont le but est de rassembler les républicains de gauche de ce pays. Ils attendaient 400 personnes, c'est 850 qui se retrouvent à l'arrivée dans une salle des fêtes d'Arles bondée qui a rarement connu un tel enthousiasme.

Tour à tour : - René Revol (BN PRS) fixait le projet général de la République sociale - puis un débat général de qualité sur le thème " Après le référendum du 29 mai " montre la vigueur de la réflexion des militants sur ce thème - puis ce fut le tour de José Bové et de Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, de débattre sur la " désobéissance civique " - puis des ateliers ont permis de démarrer la réflexion thématique : - la santé et la sécu face à la mondialisation par Bernard Teper, président de l'UFAL et coordinateur national d'ATTAC Santé-Sécurité sociale - la jeunesse, l'exigence culturelle et un atelier politique intitulé " créer et gérer un cercle PRS "

Ce fut ensuite le tour de Jacques Généreux, économiste, et Emile Zuccarelli, député maire de Bastia, de disserter sur le thème " Demain l'Europe "

Puis Jacques Nikonoff, président d'ATTAC, Bernard Defaix, président d'ATTAC 23, porte parole du collectif creusois de défense des services publics, et sans doute futur animateur de la Fédération nationale des services publics qui se créera à Angoulême le 17 septembre prochain, et Jacques Sérieys (dirigeant de PRS) ont montré le caractère exemplaire de ce " Porto Alègre Républicain " qu'est la mobilisation de Guéret qui montre la voie au combat républicain, laïque et social et donc anti-libéral.

Ce rassemblement s'est terminé par un débat sur la nécessaire réunion des gauches avec Francine Bavay, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et bien sûr Jean-Luc Melenchon, initiateur de PRS. La ferveur du banquet du samedi soir aurait redonné confiance et enthousiasme à tout militant atteint de la déprime de la fatalité. Ces journées ont permis de vérifier d'une part la mobilisation militante des laïques et des républicains de gauche de ce pays, le caractère attractif de ce courant philosophique, laïque, politique et social et d'autre part que l'union des gauches était une possibilité ouverte par tous les orateurs sans exception. Le sans faute de PRS (initié par Jean-Luc Melenchon) depuis sa création a manifestement créé un petit événement politique filmé par de nombreux médias (qu'en font-ils ??) montrant la justesse de sa stratégie d'union du non de gauche sans exclusive tant dans le PS, que dans la gauche toute entière, mais aussi de penser l'articulation avec le mouvement social. Alors que les socio-libéraux de la direction du PS, du PRG et des Verts rêvent de formaliser deux gauches, la socio-libérale (avec un accord avec l'UDF sans doute ?!?) et une gauche de la gauche regroupant un pôle de radicalité, ce rassemblement oppose à cette stratégie l'union des gauches pilotée par le non de gauche.

Ce fut un week-end de ressourcement et d'espoir, même si tout le monde sait bien que le chemin de la transformation sociale est encore long et qu'il s'agit de ne pas faire d'erreurs politiques et stratégiques durant cette période d'où une grande humilité des orateurs et des participants. Mais mieux vaut la réussite de ce dernier week-end que les diverses tentatives des stratégies d'hier qui ont toutes échoué.

Hasta la victoria siempre

par Jérôme MANOUCHIAN PRS, paru dans ResPublica n°368

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Publié dans PRS

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