Quelle est la 1ère partie de la politique ? L'éducation

Publié le par JCV

La seconde ? L'éducation................. Et la troisième ? L'éducation............

Jules Michelet, Le peuple (1846)

Déjà touchée de plein fouet par la ségrégation sociale et spatiale des populations marginalisées par le nouvel âge du capitalisme, l'éducation est à présent entrée dans l'ère de la marchandisation.

Elle est à l'offensive partout dans le monde. Elle vise particulièrement les pays développés. L'enjeu financier y est considérable. L'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) évaluait à plus de 1 300 milliards d'euros les dépenses publiques pour l'éducation en 2000.

Pour l'avenir, il est donc impératif que l'action socialiste se concentre sur les points où se joue la solidité de la résistance à la marchandisation.

Sur le plan défensif, la sensibilisation des opinions publiques et notamment celles des étudiants et des enseignants est indispensable à la création de fronts syndicaux, associatifs et politiques fonctionnant en réseaux de veille et d'alerte. Cette mobilisation et cette surveillance doivent permettre une implication dans les délibérations nationales et multilatérales conduisant à la définition des mandats de négociation.

Sur le plan offensif, la France et l'Europe doivent militer pour la reconnaissance internationale d'une véritable hiérarchie des normes. Les normes garantissant un ordre public éducatif de qualité dans chaque Etat doivent être affirmées comme d'essence supérieure aux règles commerciales, tout comme les normes sociales, environnementales et sanitaires. On devrait donc pouvoir faire appel d'une décision de l'OMC devant une autre organisation multilatérale, en particulier l'UNESCO en matière d'éducation lorsque les principes dont celles-ci a la charge sont violés.

N'ayons pas peur, nous militants de "PRS" , de prôner une rupture radicale avec la Banque Mondiale qui considère que l'organisation optimale de l'éducation en général et de l'enseignement supérieur en particulier doit être obtenue par un "marché" mettant en rapport la demande privée des individus et des entreprises avec des offres émanant d'opérateurs privés.

Parce que le socialisme est une révolte contre l’injustice, qu'il a tiré la protestation multiséculaire des opprimés hors des limbes confuses des utopies religieuses ou séculières et qu'il l’a fait en produisant les outils intellectuels qui ont dévoilé les mécanismes à l’œuvre dans les rapports sociaux, il est et devra toujours être une alternative radicale au néo-libéralisme et au dérives "centristes".

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Publié dans PRS

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