Un nouveau partage des richesses

Publié le par PRS

Le capitalisme de notre époque est marqué par une explosion sans précédent des inégalités. Tandis que les pays développés captent l’essentiel de la création des richesses, des pays entiers, voire même tout un continent comme l’Afrique, voient leur développement stoppé, l’économie s’effondrer, l’espérance de vie reculer. Au sein des Nations elles-mêmes, les inégalités sociales se creusent pour atteindre des niveaux sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale.

La tendance du capitalisme à considérer le salaire comme un coût qu’il s’agit de comprimer le plus possible peut aujourd’hui se donner libre cours. Pourquoi en effet redistribuer du pouvoir d’achat lorsque que l’on produit pour un marché mondial et que l’on doit réaliser ses profits immédiatement en vendant au plus vite des produits à la durée de vie écourtée ? La croissance soutenue et régulière de la consommation sur un marché national, hier indispensable, est devenue superflue.

Nous faisons donc face à une offensive considérable du capital pour réduire la valeur du travail. Déjà réalisée en partie par la constitution d’un marché du travail jetable, facilitée par la pression du chômage de masse, cette recherche a conduit à une dégradation spectaculaire de la part des salaires dans la valeur ajoutée.

Ainsi s’instaure un partage des richesses toujours plus défavorable aux salariés. En cascade, ce sont alors tous les acquis sociaux qui sont menacés : protection sociale, retraite… Il n’y aura pas de progrès social en France et dans le Monde sans un nouveau partage des richesses.

Jean-Charles Vescovo, PRS 67

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