La gauche antilibérale met un coup daccélérateur au Mans
La plupart des chefs de file de la gauche antilibérale se sont retrouvé au Mans pour le premier grand meeting unitaire national de la campagne pour les élections présidentielle et législatives. Cette réunion publique, verra donc se côtoyer parmi d’autres responsables nationaux Marie-George Buffet, José Bové, Clémentine Autain, Yves Salesse et Réné REVOL (PRS)
Tous les cinq, ainsi que le député communiste Patrick Braouezec, sont bien décidés à animer ensemble ce rassemblement antilibéral de gauche. Le choix final du candidat devrait intervenir le 10 décembre à l’issue d’une prochaine réunion nationale des collectifs unitaires locaux, dans le cadre d’un « double consensus » entre les militants et la demi-douzaine d’organisations composant le rassemblement. Plus de sept cents collectifs se sont constitués à ce jour dans tout le pays, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt pour le référendum sur le projet de constitution européenne. Une campagne collective se dessine, comme en témoigneront les nombreuses interventions prévues dans la capitale de la Sarthe : Claire Villiers (Convergence citoyenne) ; Francine Bavay (Alter écolo), Claude Debos, syndicaliste ; René Revol (PRS, l’association que préside le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon) ; Éric Coquerel (MARS) ; Jean-Jacques Boislaroussie (les Alternatifs), Christian Picquet (du courant minoritaire de la LCR, favorable à une candidature unitaire antilibérale).
L’essentiel, pour les organisateurs, est de faire la démonstration, par ce rassemblement, que la dynamique, qui a permis aux militants antilibéraux de remporter la bataille du référendum, est à nouveau en marche, ne se réduisant pas au débat sur les candidatures, mais portant un projet alternatif aux ravages de la politique de la droite et au social-libéralisme. « La gauche doit rompre avec le libéralisme, rompre avec l’accumulation des richesses pour une minorité contre les besoins du plus grand nombre. C’est parce la gauche ne l’a pas fait que Le Pen s’est retrouvé au second tour en 2002 et que Chirac a été élu », peut-on lire dans le tract diffusé massivement dans le département, et de poursuivre : « Il ne suffit pas de battre la droite et l’extrême droite, il faut changer la gauche. »
La gauche antilibérale dispose d’atouts qui devraient lui permettre de développer une campagne de terrain face aux vents contraires, et dominants, d’un bipartisme asséchant la démocratie : elle dispose en effet d’un accord sur une stratégie commune, d’un programme et des modalités pour le choix des candidatures.
PROCHAINE REUNION PUBLIQUE - STRASBOURG - 28 novembre - 20h00 - Maison des syndicats, rue Sédillot.
extrait d'un article paru dans le journal "l'Humanité" le 06.11
