Intervention de Martine Diffor au Conseil Régional sur le contrat de projets Etat-Région 2007-2013

Publié le par MD

La raréfaction des ressources pétrolières, les conséquences de l’effet de serre et du réchauffement climatique devraient justifier un effort considérable de la part de l’Etat, en faveur du transport ferroviaire - fret et voyageurs  - et du transport fluvial.Or, vous le dîtes vous-mêmes, le compte n’y est pas en l’état actuel du Contrat de Projets.

En ce qui concerne le transport fluvial, les crédits d’Etat sont en baisse de 1,7 M €. C’est dire le peu de volonté pour ce type de report modal.
Pour ce qui est du ferroviaire :
En 2000, l’Etat prévoyait de participer à hauteur de 88 M € si l’on tient compte uniquement du Contrat de Plan Etat-Région précédent, mais à 100 M € si l’on ajoute les crédits ferroviaires inscrits à la Convention « Avenir du Territoire Saône-Rhin ».
A ce jour, pour le prochain contrat, l’Etat se propose de participer à hauteur de 91 M € seulement.91 M € seulement, sachant, qu’en outre, 20 M € seraient prélevés sur cette enveloppe pour financer les tramways urbains de Strasbourg et Mulhouse.
Par ailleurs, l’Etat fait marche arrière sur ses taux de sa participation à certains projets, ce qui remet en question des opérations d’augmentation de capacité de lignes indispensables autour de Vendenheim notamment.
L’Etat n’assume pas non plus toute sa responsabilité sur l’axe nord-sud, alors qu’il s’agit d’un axe sur lequel circule un trafic tant régional que national et international.
Enfin, qu’en est-il des études pour la 2ème phase du tram-train Mulhouse-Kruth ? Dans le tableau que vous nous avez présenté, la case de la participation de l’Etat à ces études estimées à 5 M € est désespérément vide pour l’instant.
Sur la base de ces constatations, ce sont d’ores et déjà plus de 45 M € qui manquent à l’appel, du côté de l’Etat, pour le volet ferroviaire.
Pour ce qui est des projets eux-mêmes et plus particulièrement de ceux qui concernent les lignes régionales et transfrontalières :
Nous espérons voir aboutir les négociations avec l’Etat sur les projets visant à améliorer le service sur les lignes du Nord-Alsace
Nous nous réjouissons de la perspective d’ouverture régulière de la ligne Mulhouse – Chalampé au trafic de voyageurs

Nous déplorons en revanche que de nouveaux projets de réactivation de ligne, tel celui de la ligne Guebwiller – Bollwiller, ne soient pas pris en compte dans le prochain Contrat, avec études et première tranche de travaux. Dans la Vallée de Guebwiller, durement frappée par les suppressions d’emplois, la ligne ferroviaire aurait l’avantage, non seulement de permettre aux 30 000 habitants de disposer d’un mode alternatif à la voiture, mais aussi d’améliorer l’attractivité de ce territoire en termes économiques et touristiques.

Pour conclure, je dirais que l’examen du volet ferroviaire du Contrat de Projets rend, à lui seul, le document inacceptable en l’état. »

Martine DIFFOR, conseillère régionale PS, porte parole de PRS 68

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Publié dans PRS

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