pour la rencontre nationale des collectifs "pour un rassemblement de la gauche antilibérale et des candidatures communes"

Publié le par PRS

c'était le 23 mai 2006 ..........petit rappel pour la rencontre nationale des collectifs "pour un rassemblement de la gauche antilibérale et des candidatures communes" du 10 septembre 2006

"Et puis il y a la gauche. En 2007, elle sera divisée entre plusieurs candidats. La question qui lui est posée est donc celle de son union. Tout change selon la nature du candidat socialiste et selon le nombre de candidats de gauche à côté de lui. Le scénario qui a les faveurs de la direction du PS est suicidaire. Ce calcul imbécile est le suivant : le PS désigne un candidat issu du «oui» et la gauche non socialiste du «non» se disperse en une multitude de candidatures. Ainsi l’humiliation du référendum serait vengée et la question des rapports de force à gauche supposée réglée par l’élimination électorale de la gauche des ruptures au nom du vote utile.

C’est une double erreur. La première est de croire qu’un candidat du «oui» serait bien placé pour rassembler la gauche au deuxième tour de l’élection présidentielle, surtout lorsque rien n’a été fait depuis le 29 mai pour demander le respect du vote des Français. La deuxième erreur, tout aussi tragique, est de croire que l’union pourrait résulter de l’explosion de la gauche en une myriade de boutiques. Cette vision a conduit à l’échec de la gauche plurielle et au désastre du 21 avril 2002. Si la gauche non sociale-démocrate, qui a été électoralement majoritaire en 2002 comme en 2005, et socialement décisive dans la bataille contre le CPE et en 2003 pour les retraites, n’est pas dignement représentée, elle ne participera pas pleinement à la dynamique de rassemblement contre la droite. Qui se chargera alors de rallier les couches populaires qui se sont détournées du PS depuis plusieurs années ? En faisant de tels calculs, la gauche prendrait le risque d'ouvrir la voie à l’extrême-droite.

C’est pourquoi nous sommes à la fois favorables à ce que le PS désigne un candidat issu du «non», donc Laurent Fabius, et à ce que la gauche qui ne se reconnaîtra pas dans le candidat socialiste se rassemble. L’union exige l’un comme l’autre. Lorsque plusieurs  responsables de PRS ont   signé un appel unitaire pour des candidatures communes de la gauche des ruptures, soutenu notamment par le PCF et deux minorités de la LCR, nous leur avons donc dit notre approbation. Car ce texte inscrit cette union dans l’objectif plus large d’une union sans exclusive pour battre la droite en 2007. Cette «union dans l’union» fait déjà réagir les hégémonistes et les sectaires de tous bords"

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