La bataille d'Irlande J-1
Si le « non » l’emportait et si les 27 ne réussissaient pas à accoucher d’un nouveau texte et à le faire adopter par les Irlandais sous la présidence française, l’année 2009 commencerait sans traité de Lisbonne. Or ce sera l’année des élections européennes. L’empressement des dirigeants européens à adopter le traité avant que les citoyens de toute l’Union ne soient appelés aux urnes deviendrait extrêmement visible. Et politiquement extrêmement gênante. Comment justifier qu’une question de cette importance ne devienne pas une question centrale du scrutin européen ? Pourquoi ne pas demander aux Européens ce qu’ils veulent mettre dans ce Traité alors que chacun d’eux est appelé dans toute l’Europe à donner son avis ? Alors le « non » irlandais rebondirait dans toute l’Europe. Ce serait une chance unique pour les partisans d’une autre Europe comme pour tous ceux qui souhaitent faire avancer le débat démocratique européen. Mais nous n’y sommes pas encore. Un bon sondage ne fait pas le printemps. Le confirmer est désormais l’enjeu des prochains jours.
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