NON à la casse de l'éducation nationale......

Publié le par PRS

rdv mardi 29 avril - 14h00 - place KLEBER - STRASBOURG : pour la MANIFESTATION

Les mensonges de Darcos : le faux argument de la baisse démographique
Depuis 2002, les gouvernements de droite ont déjà supprimé plus de 30 000 postes dans l’éducation nationale. Viendront s’y ajouter 11 200 suppressions à la rentrée 2008. A chaque fois, la droite justifie ces suppressions en invoquant une baisse massive des effectifs d’élèves dans les collèges et lycées. Ce n’est qu’un prétexte. La preuve : les suppressions touchent aussi fortement toutes les filières, y compris celles qui ont gagné des élèves comme l’enseignement professionnel (+ 20 000 élèves depuis 2002). Et les suppressions de poste s’intensifient d’année en année alors qu’à l’inverse la baisse démographique ralentit. Drôle de logique arithmétique. Par exemple dans le second degré à la rentrée 2008 il y aura 6 700 postes d’enseignants en moins pour une baisse attendue de 14 000 élèves. Cela veut dire que l’on supprime un poste à chaque fois qu’il y a 2 élèves en moins, ce qui est complètement disproportionné.

Des lycées sinistrés et des écoles primaires débordées
Dans ces conditions, non seulement de nombreuses options et filières disparaissent mais les lycées vont aussi devoir rogner sur les horaires obligatoires et légaux faute d’heures disponibles. Cela a conduit près de 80 % des conseils d’administration des lycées à voter contre les dotations horaires pour la rentrée 2008, ce qui n’était jamais arrivé dans de telles proportions.
Dans les écoles primaires et maternelles qui connaissent un afflux démographique, on ne crée qu’un poste pour 53 élèves en plus. C’est une nouvelle illustration de la fausseté de l’argument démographique invoqué par le gouvernement. Le taux d’encadrement est donc en chute libre dans les écoles. Dans les zones difficiles, l’accueil des enfants à 2 ans recule fortement. Cela place les communes concernées, souvent pauvres, dans des situations critiques car elles n’ont pas les dispositifs alternatifs de garde pour accueillir des centaines d’enfants refoulés par l’école publique.

Une politique à courte vue
Cette politique est d’autant plus aberrante qu’elle est à très courte vue. Le boom démographique constaté dans le 1er degré depuis 5 ans va en effet se répercuter sur le second degré. Rien n’est prévu pour faire face à partir de 2010 à cette remontée des effectifs en collèges puis en lycées puisque les postes ouverts aux concours de recrutement d’enseignants sont en chute libre (moins 50 % depuis 2002).

A l’école aussi, la laïcité est en danger !

Alors que l’enseignement public connaît ces coupes sombres, le ministère a décidé d’accorder des moyens supplémentaires (90 millions d’euros pour 2008) à l’enseignement confessionnel dans les banlieues. C’est une rupture sans précédent avec le principe de parité dans le financement de l’enseignement public et de l’enseignement privé et une menace pour la laïcité scolaire elle-même. Cette priorité en faveur de l’enseignement privé s’inscrit dans le cadre du projet de reconfessionalisation de la société défendu par Nicolas Sarkozy. Pour Sarkozy les religions ont vocation à accompagner le recul du service public en jouant un rôle social croissant. Ce projet passe par le dénigrement systématique du service public et de ses enseignants. Dans son discours de Latran en décembre 2007, le président a par exemple affirmé que « dans la transmission des valeurs et dans l‘apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l‘instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

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