La laïcité étendue c'est l'égalité....atelier de lecture sur le rapport Machelon - Strasbourg

Publié le par PRS 67

 

La conviction de PRS, association d’éducation populaire, est qu’il n’y a pas de République sans républicains, c’est-à-dire sans citoyens motivés qui s’impliquent pour défendre l’intérêt général.
C’est tout le contraire de la «staracadémisation»infantilisante de la politique à laquelle nous assistons.

C'est pourquoi Mardi 22 avril  une bonne dizaine de citoyens ont participé au 14ème  atelier de lecture organisé conjointement par PRS Moselle et PRS Bas-Rhin - le rapprt Machelon....et rejoints pour le repas convivial par un forte délégation du PDA (parti de la gauche en Colombie) et par deux attachés parlementaires des groupes GUE et Verts au Parlement Européen (Gaby Kuppers et Paul Emile Dupret).....les photos de l'atelier de lecture et du repas sont consultables sur le blog dans la rubrique AdL

Le rapport Machelon, du nom du professeur en charge de son élaboration, a été commandé en octobre 2005 par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur. Dans la lettre de mission adressée au professeur Machelon, Nicolas Sarkozy justifie ce rapport par «les échanges [qu’il] a menés […] avec les représentants des grandes religions de notre pays». Ces derniers «[l]’ont convaincu de la nécessité d’apporter, [des] amendements au corpus des textes (loi de 1905, dispositions du code général des collectivités territoriales, du code de l’urbanisme, du code général des impôts…) régissant l’exercice des cultes et leurs relations avec les pouvoirs publics.»

 






















Ce rapport a été remis au Ministre de l’Intérieur le 20 juin 2006. Il comporte 86 pages découpées en cinq chapitres. Le premier porte sur les lieux de cultes. Il émet des propositions tendant d’une part à«faciliter la construction des édifices cultuels», et d’autre part à«garantir l’affectation des biens cultuels»aux associations qui assurent les cultes. Le second chapitre porte sur «le support institutionnel de l’exercice du culte», c’est à dire les associations loi 1905, mais également les associations loi 1901 qui ont un objet cultuel. Le troisième chapitre porte sur la protection sociale des ministres du culte, le quatrième sur la législation funéraire et le cinquième sur les régimes particuliers d’Alsace Moselle et de Guyane.

Nous avons pu nous apercevoir que contrairement à ce qu’affirme le rapport, la laïcité ne suppose pas que «la République traite également tous les cultes»(p.26), mais que l’Etat«ne reconnaît aucun culte»(art. 2 de la loi de 1905), c’est à dire qu’elle ignore tous les cultes pour assurer un traitement égal à chaque citoyen quelles que soient ses croyances, ou qu’il n’en ait pas. Cette non reconnaissance est également la garantie de la liberté de conscience. Les rapporteurs reconnaissent eux-même que «rechercher l’égalité parfaite entre les cultes, […] paraît […] irréalisable en pratique». L’argument selon lequel le traitement égalitaire des cultes est impossible du fait des différences d’«enracinement culturel»est irrecevable, non seulement du fait que les religions n’intéressent pas l’Etat, mais également car la République ne légifère pas en fonction du passé, mais en vertu de l’avenir commun et librement décidé par et entre les citoyens.

Le document remis aux participants est disponible sur simple demande à PRS 67 ou directement en téléchargement libre sur le site national de l'organisation : http://www.pourlarepubliquesociale.org/

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