C'est sans réserve que le MARS (Mouvement pour une Alternative républicaine et Sociale) a décidé d'appeler à la réunion des partis de gauche prévue le 8 février à la Mutualité.
La situation politique et sociale réclame en effet une gauche offensive sur les thèmes mis à l'ordre du jour dans le communiqué commun que nous avons co-signé :
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"La riposte commune face au CPE et à la politique du gouvernement en matière d’emploi et l’organisation de la riposte à la droite de manière permanente" : Le gouvernement est engagé dans la politique socialement la plus régressive depuis l'après-guerre ! Après les privatisations d'EDF et des autoroutes on sait depuis l'été que le code du travail est maintenant en ligne de mire. Manifestement la droite a décidé d'accélérer encore pour désagréger ce qu'il reste du pacte social et républicain conclu à la Libération. Il y a urgence à mettre en échec ce projet de loi en se mobilisant dès ce 7 février et en lui opposant sans aucun préalable un front uni de tous les mouvements de gauche : partis, syndicats, associations, organisations de jeunesse, collectifs unitaires du 29 mai. La réunion du 8 devra participer et amplifier cet élan unitaire en l'ouvrant clairement à tous les mouvements qui ne seront pas présents.
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"L’organisation, ensemble, avec la population, de débats sur des propositions alternatives pour 2007". Il faut dans le même temps préparer la défaite de la droite aux élections de 2007 et 2008. Pour représenter un espoir notamment pour les couches populaires, la gauche ne peut se contenter d'attendre un simple vote de rejet et un phénomène d'alternance mécanique. Elle a l'obligation de travailler à une véritable alternative proposant des mesures rompant clairement avec le danger civilisationnel que représente cette version mondialisée et financiarisée à l'extrême du capitalisme qu'est le libéralisme. La victoire du non au référendum a démontré qu'une majorité potentielle existe pour appuyer un tel programme pour peu que la gauche renoue avec ses racines populaires et sa vocation de transformation sociale et d'émancipation démocratique. Ce débat appartient à toute la gauche et toute la gauche doit le faire sien sans qu'aucune force ne se suppose hégémonique. C'est à cette condition que la gauche pourra prétendre à une majorité.
Mais s'il est nécessaire de s'opposer tous ensemble à la droite et d'initier un vaste débat avec les citoyens en vue des élections, les offensives du gouvernement ne peuvent nous faire oublier ni l'incapacité de la gauche depuis 20 ans à s'opposer réellement aux avancées du libéralisme quand elle était au pouvoir ni le clivage confirmé par la campagne sur le référendum. Si sa frontière n'est ni totalement définie, ni surtout immuable et qu'elle traverse aussi les partis dont la direction a majoritairement fait campagne en faveur du projet de constitution libérale, il y a bien aujourd'hui une gauche partagée par deux idéologies : celle de l'adaptation "soft" au libéralisme et celle de la transformation. C'est aux forces qui se retrouvent sur cette dernière exigence que revient la responsabilité première de changer le rapport de force à gauche pour imposer une véritable alternative antilibérale. Cela passe par leur unité aux élections de 2007 et 2008 qui est attendue par tous ceux qui par millions se mobilisent aujourd'hui dans le pays. Parce que changer la gauche est encore le meilleur moyen de battre la droite et le libéralisme. Au delà de l'étape du 8 février, le MARS continuera à oeuvrer à ces deux objectifs indissociables.
L'Union des Gauches est en marche - La REPUBLIQUE SOCIALE un projet global - PRS en action