Elections cantonales et municipales : massives VICTOIRES de la GAUCHE à STRASBOURG
Canton 1 - R.HERMANN, PS - ELU
Canton 3 - H.DREYFUS, PS - ELU
Canton 4 - O.BITZ, PS - ELU
Canton 5 - Y.Le TALLEC, UMP - ELU
Canton 9 - A.JUNG, PS - ELU
pour les cantons de Strasbourg.....le reste du département UMP
à STRASBOURG
Liste de Fabienne Keller - UMP : 41,66% des suffrages exprimés ; 32 097 voix (12 sièges)
Liste de Roland Ries PS-Verts : 58,34% des suffrages exprimés ; 44 935 voix (53 sièges)
A l’issue de ces élections municipales et cantonales, nous avons le devoir d’apporter une analyse cohérente des premiers résultats. Celle-ci est en elle-même un moment de la bataille politique que nous menons à PRS . Nous avons pu le constater dès les premiers instants après la clôture du vote, que la droite tentant de rendre illisibles les résultats du scrutin en s’appuyant sur des argumentaires affectifs et incompréhensible, qui créent la confusion et masquent les vérités
politiques.
On voit déjà cette méthode à l’œuvre quand on constate que les médias ont focalisé leurs analyses quasi-exclusivement sur les élections municipales et non pas sur les cantonales.
Mais c’est justement au niveau du scrutin cantonal, plus éloigné des enjeux locaux qui brouillent trop souvent la distinction gauche-droite, que l’on peut voir de manière beaucoup plus lisible l’évolution des rapports de force politiques.
Il serait illusoire de dire que l’on peut dès maintenant tirer toutes les conclusions nécessaires de ces élections, il faudrait bien évidemment dès les jours à venir affiner notre analyse, chiffres à l’appui.
Mais nous pouvons d’ores et déjà en tirer quelques conclusions fondamentales après ce premier tour.
Tout d’abord, les votes de indiquent clairement un désaveu de la droite au pouvoir. Si l’on regarde les résultats aux élections cantonales, on constate que moins d’un an après l’élection de Nicolas Sarkozy le rapport de force politique revient en faveur de la gauche.
La gauche départementale après ce scrutin cantonal, se renforce. Ceci démontre qu’un vote sanction a bel et bien eu lieu car la plupart des candidats à cette élection sont identifiés par l’électorat comme représentants d’une politique déclinée au niveau départemental et national.
Le deuxième enseignement est que cet échec de la droite ne repose pas pour autant sur une mobilisation importante des électeurs de gauche. Partout, les taux d’abstention constatés lors de ce scrutin sont les plus élevés enregistrés aux élections municipales et cantonales depuis les débuts de la Cinquième République, à comparer avec la participation record aux élections présidentielles de l’année dernière. Une analyse plus approfondie des résultats démontre que cette démobilisation de l’électorat est plus forte dans les couches populaires, comme l’indiquent les taux d’abstention dépassant partout les 42% dans les quartiers avec une forte population en précarité. Cette tendance peut indiquer un retour vers l’état d’urgence politique, dans la mesure où les électeurs montrent la volonté de sanctionner la politique de droite en oeuvre mais ne se mobilisent pas dans les urnes faute d’offre politique structurée à gauche qui puisse répondre à leurs attentes.
Si les électeurs ne se sont donc pas déplacés en masse dimanche à Strasbourg , les résultats montrent également une radicalisation dans le vote de ceux qui se sont mobilisés. ……ils sont contre Sarkozy et contre le tandem Keller-Grossmann …………….
.....à suivre.......
