Le revenu salarial stagne depuis 30 ans !
Déclaration de la CGT du 29 novembre 2007
L’INSEE vient de rendre publique son étude sur les salaires en France et le constat est sans appel, le revenu salarial stagne depuis 30 ans.
La notion de revenu salarial correspond à l’ensemble des revenus perçus au cours d’une année donnée provenant directement d’une activité salariée et tient compte à la fois du salaire et de la durée de travail.
La référence à la notion de revenu salarial constitue, pour la CGT, une avancée importante qui permet de donner une image plus fidèle de la réalité que ne le permet la référence unique et systématique au salaire moyen. Enfin une référence qui prend en compte la situation de l’ensemble des salariés, secteur public et secteur privé quelles que soient leurs conditions d’emploi, travail à temps complet ou à temps partiel ! Ainsi, malgré les augmentations régulières du Smic et une progression du salaire moyen, le revenu salarial moyen n’a pas évolué, il a même régressé nettement pour les salariés à temps partiel dont le nombre ne cesse d’augmenter (la part des salariés à temps partiel est passée de 17% à 31% entre 1978 et 2005).
Ces inégalités du revenu salarial qui touchent en priorité, les jeunes, les femmes et les salariés peu qualifiés proviennent à la fois d’inégalités dans le nombre de jours rémunérés annuellement et d’inégalités dans le salaire journalier. Les mesures prises cet été pour encourager les heures supplémentaires auront pour effet d’aggraver ces inégalités.
Pour la CGT on est désormais bien loin d’un prétendu « ressenti » des salariés. C’est à juste titre qu’ils sont inquiets de la montée de la précarité et de la faiblesse de leur pouvoir d’achat. Il est plus que temps pour le gouvernement et le patronat d’apporter des solutions à une situation particulièrement dégradée.
Une politique volontariste est nécessaire aussi bien en matière d’emplois que sur les salaires. Le rapport de l’INSEE confirme que le Smic est bien le moteur de l’évolution de l’ensemble des salaires. Les augmentations du Smic doivent donner lieu à de véritables et régulières négociations salariales sur l’ensemble des grilles de salaires et dans toute les entreprises (actuellement seuls 14% des entreprises négocient sur les salaires).
Le gouvernement doit rapidement donner suite à son engagement de conditionner les allègements de cotisations patronales à des accords majoritaires dans l’entreprise incluant des critères favorisant l’emploi stable et l’augmentation des salaires. " Montreuil le 29 novembre 2007
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Pour PRS le salaire doit être la juste rémunération de la force de travail garantissant les moyens nécessaires à l’existence de chaque citoyen salarié dans les conditions d’aujourd’hui, en dehors de tout autre élément de rémunération. Tout salaire doit assurer une véritable garantie et reconnaissance des qualifications et des compétences du salarié. Le salaire doit permettre de bénéficier des progrès scientifiques et techniques, contribuer à son épanouissement par l’élévation de son niveau de vie ;
En Europe, afin d’éviter la mise en concurrence de salariés et le dumping social, pour favoriser la croissance des salaires : les objectifs de la gauche doivent être la prise en compte de l’inflation, de la productivité articulées à des mécanismes de rattrapages des salaires et donc l’UNION doit se fixer comme objectif une HARMONISATION par le HAUT comme lors de la création de la monnaie unique.
Pour PRS le salaire comprend deux éléments :
le salaire direct : c’est la somme versée individuellement à chaque salarié: le net de la feuille de paie ;
le salaire socialisé : cette notion, qui traduit le caractère collectif de la relation de travail, s’est imposée grâce aux luttes sociales. Elle correspond à des prestations auxquelles ont droit les salariés et qui couvrent de façon collective et solidaire un certain nombre de risques (entendu au sens événements) inhérents aux aléas de l’existence. Font partie de ces prestations la couverture de la maladie, l’indemnisation du chômage et des accidents du travail, la survenance d’enfants (allocations familiales), la retraite.
En fait, ce sont les cotisations calculées sur les salaires versés aux salariés actifs qui, collectivement, forment le salaire socialisé. Ainsi, pour les retraites, ce sont les cotisations versées par les salariés en activité qui servent à payer les retraites des retraités vivant à ce moment.
Toute diminution des « charges sociales » versées par l’employeur comme proposé par le MEDEF et la CGE PME et mis en place par le gouvernement Sarkozy UMP doit s’analyser comme une baisse du salaire socialisé et donc du salaire tout court dont les citoyens salariés devront payer les conséquences d’une manière ou d’une autre (réduction des retraites, baisse des remboursements de Sécu, etc.). Cela est vrai même si l’état compense l’exonération de cotisation car il faudra bien financer par l’impôt cette compensation….
Avec la REPUBLIQUE SOCIALE le peuple doit imposer une véritable redistribution des richesses