Dialogue A GAUCHE pour une nouvelle force : Interview de Christian Picquet (LCR)
Vous êtes membre de la direction nationale de la LCR. La question de la République est-elle pertinente dans votre organisation ?
Je suis encore loin d'avoir convaincu tous mes camarades. Je pense qu'il faut que la tradition politique qui est la mienne se réapprorie un débat d'un siècle dans le mouvement ouvrier dont Jaurès a été l'une des expressions, à savoir la question de la République était un enjeu du combat social. L'exigence républicaine les formes qu'elle a prise en France ne peut s'expliquer indépendammant des combats qui l'ont porté du fait que le mouvement ouvrier naissant puis le mouvement ouvrier dans sa force du 20e ont en permanence renouvelé cette exigence républicaine.
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| Christian PICQUET, membre de la DN de la LCR, à la tribune de PRS | |
Quelle union des gauches souhaitez-vous ?
L'union des gauches face à la droite pour la battre, pas de problème. En revanche, on ne pourra pas unir dans la même coalition dans le même gouvernement, des gauches qui sont porteurs de projets totalement différents. Aujourd'hui, il y a à gauche un projet qui consiste à accompagner en la limitant à l'offensive libérale. Pour Ségolène Royale, il faut adapter la France au modèle de Tony Blair. Et il y a une autre orientation. Celle que nous avons défini lors de la campagne du NON qui est de dire : il faut oser la rupture. Sinon, on ne sera pas à la hauteur de ce qu'exprime dans les urnes, dans la rue et dans les grèves la population de ce pays. Aujourd'hui, plus que d'unir les gauches dans une coalition ou dans le même gouvernement, il s'agit de faire en sorte que la gauche de rupture devienne hégémonique à gauche. C'est cela l'enjeu fondamental.
Quel contenu au projet alternatif au libéralisme proposez vous ?
Je vois 3 grands piliers :
- priorité à l'humain ce qui passe par une remise en cause de la concurrence, de la course au profit, du dogme pour la rentabilité maximale pour l'actionnaire
- redistribution des richesses et mouvement d'appropriation sociale qui passe par une reprmise en cause du sacro saint principe de propriété capitaliste
- démocratie : le peuple doit revenir souverain et puisse retrouver la maitrise de son destin.