La France est-elle désormais une gigantesque zone d’attente ?

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COMMUNIQUE de PRESSE RESF 67

resf.gifMr Birgul est né à Diyadin dans le Kurdistan turc en 1974. Suite à plusieurs arrestations et accusations injustifiées d’être un militant activiste du PKK, il a décidé de fuir le pays. Il s’est alors marié avec la femme avec qui il vivait depuis 93 et il est parti immédiatement après le 15/07/2001.
Il a été reconduit le 25 mai 2007 après les rejets successifs de l’OFPRA, et de la Commission des Recours des Réfugiés. 
Dés son arrivée à l’aéroport d’Istanbul, il a été arrêté par les autorités turques et placé en prison. Au bout de deux mois, il a pu être assigné à résidence du fait de problèmes psychologiques. Il a donc été remis en liberté et il a immédiatement fui son pays pour demander asile.
Sa femme et ses enfants avait été contrainte de partir de Turquie pour protéger leur vie en août 2006. Ils sont toujours en demande d’asile et résident à Toulon.
Monsieur Birgul est parti d’Istanbul le 26/08/2007 et après un long voyage à travers l’Europe, il est arrivé le 08/11/2007 en gare de Strasbourg. Il a eu le temps de s’acheter un billet de train pour Toulon et s’est fait arrêter par la Police aux Frontières. Il voulait simplement rejoindre sa famille afin de déposer une demande d’asile, au regard des événements qui l’ont conduit à quitter son pays. Mais il n’en a pas eu le temps.  
La France serait-elle devenue une gigantesque zone d’attente ? Est-il désormais impossible de déposer une demande d’asile auprès de sa femme et ses enfants ? 
Est-ce que le gouvernement est conscient que cette politique du chiffre se fait au détriment de situations familiales et humaines dramatiques ? Est-ce que le gouvernement est conscient que cette politique du chiffre conduit à des violations graves de la Convention de Genève puisque les demandeurs d’asile se retrouvent en rétention avant même d’avoir pu déposer leur demande d’asile ? 
M. BIRGUL doit pouvoir faire sa demande d’asile en procédure normale auprès de sa femme et de ses enfants. Il n’a même pas encore pu voir sa fille Avril, qui est née en France le 8 juillet 2007. 
Les chances d’obtenir l’asile à l’OFPRA depuis le centre de rétention sont infimes. S’il est renvoyé de force, il risque d’être emprisonné à nouveau, et qui sait si cette fois-ci il pourra ressortir vivant ? Aura-il la chance de voir sa petite dernière un jour ?

 

Nous exigeons la libération immédiate de M. BIRGUL, afin qu’il rejoigne sa famille et qu’il puisse déposer une demande d’asile en procédure normale.

 

RESF67

 

Contact : Christophe Zander                      06 81 44 62 55

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