Nouveau traité européen : POUR UN REFERENDUM
Depuis les "non" français et néerlandais du 29 mai 2005, une intense activité diplomatique occupe les dirigeants européens. Alors que le débat public et contradictoire en France et aux Pays-Bas avait permis à des millions de citoyens de se saisir des questions européennes, leurs négociations sont restées opaques et souterraines. C'est dans le secret que s'est préparé le texte qui nous est présenté aujourd'hui. Pourtant il nous concerne tous. S'il était adopté, il s'imposerait demain à nos représentants élus. Chaque citoyen doit donc pouvoir se faire son avis. Et quel que soit ce que l'on pense du texte, la démocratie exige au minimum que le peuple en décide par référendum.
Or au sommet de Lisbonne, une clause non écrite a visiblement été adoptée en plus de toutes celles du TME. Chaque chef d’Etat s’est engagé à ne pas organiser de référendum. Car un seul exemple ferait tâche d’huile. Ainsi l’Irlande a été priée d’organiser son référendum le plus tard possible, pour ne pas donner un mauvais exemple. Le gouvernement danois est invité à tenir bon pour ne pas affaiblir le gouvernement hollandais qui tente d’imposer la voie parlementaire. Tandis que l’éventualité d’un référendum en République Tchèque est d’autant plus combattue qu’elle suscite une crainte de «contagion» sur la Pologne.
Cette obsession anti-référendaire est avérée par des propos de Giuliano Amato de juillet 2007 à Londres dans la discrète réunion d’un think tank blairiste, révélés par une vidéo diffusée sur Internet. Mais le refus de solliciter l’approbation populaire relève donc de l’idée fixe. L’idée européenne pourrait en être la victime. Car les chefs d’Etat européens ont pris un risque considérable : transformer les élections européennes de 2009 en référendum a posteriori. De nombreux électeurs pourraient alors se venger du coup de force en accordant leurs suffrages à des listes hostiles à la construction européenne, souvent hélas celles des partis nationalistes en pointe dans l’Europe entière. Le choix de contourner les peuples européens deux ans seulement après leur avoir présenté un projet de Constitution censé rapprocher l’Union européenne des citoyens aurait alors des conséquences considérables sur l’avenir politique du continent.
C'est pourquoi en FRANCE, et dans le Bas-Rhin en ce qui nous concerne localement, un COMITE DEPARTEMENTAL pour un REFERENDUM, unitaire et sans exclusive à gauche, à vu le jour.
Une réunion est prévue le MARDI 20 NOVEMBRE 2007 à 18h00 dans les locaux de l'Union Départemental CGT, Maison des syndicats (3ème étage) , rue Sédillot - STRASBOURG.
Cette initiative rassembleuse et unitaire à pour objet entre autre de coordonner et d'amplifier les initiatives en cours et de proposer toutes initiatives publiques permettant d'amplifier la mobilisation.Elle est déjà soutenue par l'UD CGT (salle) , Solidaires Alsace, le PCF 67, ATTAC Strasbourg (observateur) , le PCOF, Gauche Avenir 67, l'UFAL 67, Respectez notre NON, PRS 67 et de nombreux militants de gauche (socialistes, altermondialistes, écologistes, ....)
Rendez vous est donc donné à tous les démocrates de gauche ce mardi 20 novembre après la journée de grève et la manifestation de 10h30 rdv Place de la Bourse.