Après l'atelier de lecture : Pourquoi il faut dire non au nouveau traité européen
Pour analyser le résultat du sommet européen nous ne sommes pas parti d’un a priori ou d'un sentiment mécanique "Strasbourg = Europe" mais d’une analyse précise du texte.
Idem, quand nous avions décidé de voter non au Traité Constitutionnel Européen, nous annoncions des raisons vérifiables dans le texte.
Nous avons donc aujourd’hui, ce lundi 22 octobre dans le cadre d'un atelier de lecture sur le "Nouveau traité" analyser le résultat des travaux sur la base de nos arguments de 2005 et de ce que les Français ont exprimé dans leur vote à ce sujet......
Le déficit démocratique des institutions européennes reste entier.
Le Parlement européen continue d'être une institution subordonnée qui est cantonnée dans ses pouvoirs d'obstruction.
La concurrence libre et non faussée est toujours là, l'orthodoxie monétaire et budgétaire est confortée, les harmonisations sociales toujours impossibles.
Le nouveau traité n'est donc rien d'autre qu'un coup de force contre les votes populaires exprimés en France et en Hollande en 2005.
Ainsi, ce traité aura la même force que celle qu’aurait eue la Constitution rejetée, celle que donne l’article 55 de la Constitution française. A cet égard, le fait de passer par la voie parlementaire ou la voie référendaire ne change rien. Ce sont deux façons interchangeables d’autoriser la ratification d’une convention internationale, et l’utilisation de l’une voie ou l’autre ne change rien à sa portée. La démarche est l’exact équivalent de ce que proposaient certains partisans du oui après l’échec de la constitution Giscard : l’adopter malgré tout à l’aide d’une loi votée par le parlement.
Par sa force et par son contenu, le nouveau traité équivaut à la constitution rejetée en 2004. C’est l’illustration de cette méthode consistant à faire des traités internationaux entre exécutifs puis à les faire ratifier coûte que coûte quel que soit l’avis des peuples. On retrouve cette même volonté de passer en force, alors que 60 % des européens sont favorables à une Constituante européenne pour qu’enfin le cadre de la construction européenne soit conforme à leurs attentes.
PRS 67 avec d'autres organisations présentes au niveau départemental comme l'UFAL, Solidaires, Sud Education, la FSU, le PCF, le PCOF ont répondu et sont déjà dans l'action pour réaffirmer qu' " UNE AUTRE EUROPE EST POSSIBLE". Nous ne desesperons pas de rassembler l'ensemble des forces de gauche pour amplifier la mobilisation.
Une seconde réunion des organisations signataires de l'appel du 16 octobre sera donc très prochainement organisée afin d'amplifier la mobilisation et de faire entendre la voix de LA GAUCHE, celle qui se bat pour le partage des richesses, celle qui se bat pour une Europe sociale et ne se résigne pas à l'orthodoxie néolibérale, celle qui milite pour la laicité et refuse le communautarisme, celle qui par son action d'éducation populaire cherche à arracher l'individu de la servitude des "puissants" pour en faire un citoyen éclairé et acteur de son avenir.
En attendant voici plusieurs propositions issues de l'atelier de lecture :
- renouveller ces lectures afin d'impliquer le citoyen dans une action réfléchie et construite
- militer pour qu'une force nouvelle, majoritaire et gouvernementale, à gauche soit capable de porter nos revendications
- faire connaitre le site : http://www.respecteznotrenon.org/europe
La suite de l'atelier de lecture c'est déroulé dans un cadre convivial, autour d'un buffet républician, préparé de main de maître par l'association MOSAIQUE.
d'autres photos sur le blog, rubrique AdL, merci à Rémy Blang