Le FRONT de GAUCHE,
pour changer d'Europe est en campagne.....
A MULHOUSE jeudi 19 février 2009 a été lancé la série de réunions publiques et de débats
pour la circonscription EST
Jean-François GAU (PCF) et Jean-Charles VESCOVO (PG) ont présenté à la presse, la centaine de participants et aux invités
(M'PEP, NPA, POI, MRC, Alternatifs, FD, Attac, JC,...) les grands axes du programme et la stratégie à vocation majoritaire du FRONT de GAUCHE.
Très prochainement sur le site : http://67.lepartidegauche.fr/
photos et reportages video mis en ligne et réalisé par l'équipe PG-TV Alsace
En attendant voici ll'intervention de Jean-Charles VESCOVO, porte parole Alsace et membre du Bureau National du Parti de Gauche faite lors de la réunion.
"Cher ami, cher camarade, cher partisan,
D’abord et avant tout merci à celles et ceux qui ont rendu techniquement
possible cette journée. Je veux parler des militants des comités 68 et 67 du PCF et du PG qui se sont engagés dans des tâches souvent ingrates mais indispensables de réservation de
salle, de distribution de tracts, de collage d’affiches, de mise en place…..car ici pas de boite de communication ou d’installateur de salle…rien que des citoyens engagés en conscience et
acteur local d’un changement radical de société. Un grand merci à eux.
Merci à vous d’être là, merci parce que vous donnez raison à celles et
ceux qui pensent qu’il ne faut pas renoncer. Car pendant la crise du capitalisme, les attaques continuent !
Sarkozy ne veut pas de pause, parce qu’il sait ou il va. Il a besoin de
passer en force pour faire avaler ses remèdes de bonimenteur libéral…
Ils parlent de beaucoup de choses, mais jamais « bouclier social».
Pourquoi parce que Sarkozy avec le Bouclier Fiscal a adressé un message aux grands de ce monde : ici on vous protège !
Parce que pour lui et ses sbires il s’agit d’imposer un plan de
récession. Pour eux, sortir de la crise, c’est continuer à nous faire les poches !
Vous l’aurez compris la période est cruciale. Nous, la gauche de gauche à
vocation gouvernementale ne pouvons, ne devons pas rester lpassif en attendant d'hypothétiques jours meilleurs….Nous devons agir ici et maintenant…agir dans les luttes (le 19 mars en
particulier), agir dans les urnes !! Les urnes oui cela compte aussi.....
L'ENJEU DES PROCHAINES
ELECTIONS EUROPEENNES , les OBJECTIFS donc…
Les prochaines élections européennes de juin 2009 doivent donc
être l'occasion d'affirmer la nécessité et l'urgence d'une réorientation radicale des politiques de l'Union européenne. Nous voulons en faire la base de départ de la refondation d'une
« autre Europe », démocratique, laïque, sociale, écologique, solidaire, pacifique. Une Europe qui propose un nouveau projet de développement, un « alterdéveloppement ».
Il est vraisemblable que les défenseurs de l'Europe actuelle chercheront à escamoter le débat pour masquer les impasses de leurs orientations. Pour le PG au contraire, ce doit être le moment
d'une intervention citoyenne approfondie sur le bilan et de nouvelles perspectives pour la construction européenne. Il s'agit aussi de riposter par le vote populaire au procédé scandaleux,
et pourtant légal, utilisé par Nicolas Sarkozy ; celui-ci, en utilisant les mécanismes anti-démocratiques de la Vème République, avec la complicité d'une centaine de parlementaires
socialistes, radicaux et verts, et la quasi-totalité des parlementaires UMP, a fait voter par le Parlement le traité de Lisbonne, réplique de la Constitution rejetée par référendum en 2005. A
l'heure où 80% des lois votées en France sont des transcriptions de directives européennes, le PG fait de la dénonciation de cette forfaiture un enjeu essentiel.
Pour cette campagne, nous avons un mandat du peuple. Lors du
référendum du 29 mai 2005, le peuple français a rejeté la constitutionnalisation de ces orientations libérales. Cinq peuples seulement ont été invités à se prononcer par référendum ; trois
ont rejeté ce traité : la France, les Pays Bas et l'Irlande. Ces expressions de la souveraineté populaire ont été bafouées. A peine les urnes refermées, les dirigeants des gouvernements et
de l'UE n'ont eu de cesse de nier le sens de ce vote et de poursuivre les orientations libérales. Cette élection sera donc l'occasion d'exiger le respect du « NON au TCE » exprimé
par le peuple français en 2005, de faire le référendum dont nous avons été privés en disant « NON au Traité de Lisbonne » , et de développer nos propositions
alternatives.
Nous devons assumer le sens du Non de gauche. En rejetant la
constitutionnalisation des politiques libérales, nous avons dit Non à une Europe qui n'est ni sociale ni démocratique. Le rejet du TCE n'était pas, majoritairement, un rejet de l'idée
européenne comme l'ont prétendu les gouvernements ou la Commission européenne et leurs relais. C'était un rejet des politiques néo-libérales mises en œuvre dans le cadre de l'UE :
« concurrence libre et non faussée », libéralisation et mise en concurrence des services publics, opacité des prises de décisions, refus de la directive de libéralisation des services
(Bolkenstein)... C'est bien parce que le Non français avait la portée subversive d'une exigence de construction d'une autre Europe qu'il fût tant dénigré, qualifié de nationaliste et
populiste ; alors que ce sont bien les questions sociales et démocratiques portées par la gauche du Non qui avaient été au cœur du débat référendaire dans notre
pays.
Dans la même perspective, les Français voient de plus en plus le lien
étroit entre les politiques nationales et les politiques européennes. La contre-révolution menée en France par Nicolas Sarkozy et le patronat vise à rattraper le « retard » pris
par notre pays vis-à-vis des autres pays de l'UE dans la libéralisation du système économique et social. Les luttes de résistances et les particularités de « l'exception française »
avaient permis de freiner ces évolutions. Nicolas Sarkozy utilise la crise économique pour justifier la poursuite de ces politiques qui sont responsables du désastre. Cette élection sera
donc aussi l'occasion de dire « NON à Nicolas Sarkozy et à sa politique » et de dire « OUI à une politique de gauche ».
Notre refus du TCE s'est appuyé sur la conviction qu'une autre Europe
est nécessaire et possible. En ces temps de crise économique profonde, instruits par l'histoire du XXème siècle des dangers et des tensions qu'elle peut créer au sein des pays et dans les
relations internationales, nous voulons construire une Europe à laquelle les peuples puissent adhérer car elle disposera des outils politiques pour répondre à leurs
attentes.
RASSEMBLÉE, LA GAUCHE DE
TRANSFORMATION PEUT GAGNER EN FRANCE – la STRATEGIE donc…
En proposant la stratégie du Front de Gauche pour les élections
européennes, le PC et le PG veulent le rassemblement de toutes les énergies de la gauche du Non qui ont permis la victoire lors du référendum sur le TCE et toutes celles et ceux qui depuis ont
décidé de s'opposer à la vision libérale de l'Europe. L'objectif est de battre tous les partisans de l'Europe libérale du Traité de Lisbonne. De cette façon il s'agit à la fois de battre la
droite et de bouleverser la donne à gauche.
Cette campagne sera l'occasion en France et en Europe de réfuter
deux postures politiques :
- d'une part, la résignation voire le soutien actif de la
social-démocratie à la construction libérale de l'Europe, illustrée par son adhésion au Manifeste européen du Parti Socialiste européen (PSE), le « Manifesto », qui accepte et vante
les mérites du Traité de Lisbonne. En plaçant ses propositions sous le slogan « Les citoyens d'abord », et en ne remettant pas en cause un traité anti-démocratique, le PSE prolonge de
fait ses pratiques de double langage, de compromissions, voire de cogestion, avec la droite du Parlement européen et de la Commission.
- d'autre part, l'environnementalisme, qui se dit ni de droite, ni de
gauche, et veut faire croire qu'on peut répondre à la crise écologique sans rompre avec les logiques de profit et de concurrence du capitalisme et du productivisme, et qu'on peut faire
l'économie d'un changement de système et de modes de consommation.
Pour s'inspirer de la dynamique victorieuse de 2005, il faut combiner
une double dimension : un accord national entre les différentes forces politiques sur un programme et sur une stratégie, et des structures de mobilisation et de soutien permettant
l'engagement de dizaines de milliers de militants syndicalistes, associatifs, citoyens... C'est le sens du « Front de Gauche ». Il existe et il fonctionne….il est en campagne…mais
d'autres forces de gauche, que nous espérons les plus nombreuses possibles, devraient pouvoir le rejoindre prochainement. Le MRC, le NPA, le POI, le M’PEP notamment discutent encore de
cette proposition. L'aspiration à l’unité de la Gauche du Non pour ces élections européennes est immense dans notre peuple. Le PG et le PCF ne ménageront pas leurs efforts pour y parvenir. Mais
le temps presse. Le Front de Gauche établit son propre programme, à partir des discussions des forces qui le constituent. Le PG ne met que deux conditions à la participation au
Front :
-
le rejet public du Traité de Lisbonne
-
la participation des députés du Front de Gauche au même groupe,
indépendant de la droite et du PSE au Parlement européen
Enfin et pour en terminer de cette
1ère intervention face à cette droite il ne s’agit donc pas que de simples batailles électorales, il est urgent de mener également une véritable campagne d’éducation
populaire.,d’être au quotidien auprès des citoyens qui luttent. Courage et vive la République Sociale"
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